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d'hépatisation alternent avec les zones d'emphysème, de carnisation, d’atélectasie, et expliquent de façon mulüple les phénomènes asphyxiques et le fléchissement cardiaque concomitant.
Un certain ordre semble régner cependant dans ces mélanges complexes ; l'association de la pleurésie purulente se fait le plus souvent avec les broncho-pneumonies, celle de la pleurésie séreuse ou hémorragique avec les foyers pneumoniques. Chez un même malade nous avons trouvé à l’autopsie une pneumonie de la base droite avec pleurésie droite hémorragique à pneumocoques, et une broncho-pneumonie du sommet gauche avec pleurésie purulente à streptocoques associée.
Les ganglions trachéo-bronchiques sont hypertrophiés dans toutes les formes et fortement congestionnés.
La participation de la plèvre s'est montrée très fréquente ; elle se traduit par l'existence de néo-membranes formant adhérences à la surface des poumons, et très souvent bilatérales. Ces adhérences sont molles, lâches, infiltrées de sérosité. Elles entraînent un accolement des scissures interlobaires, formant le plus souvent une pleurésie en galette à la surface du poumon, sur une épaisseur de 1 centimètre en moyenne, cloisonnée, et de type polymorphe.
Sous la plèvre viscérale dépolie par endroits et recouverte de fibrine apparaissent parfois des trainées lymphatiques purulentes, en rapport avec l'existence de nodules broncho-pneumoniques suppurés, et rendant compte de l'infection de la cavité pleurale.
HisrocociEe. — Bien qu'il soit impossible de préciser
sur les pièces ce qui ressortit à la grippe ou aux infections associées, bien que l'on retrouve sur les coupes toutes les manifestations possibles de l’alteinte aiguë des poumons au cours des maladies infectieuses, un fait cependant nous à paru assez caractéristique de la nature grippale dés pneumopathies, c'est leur caractère diffus au microscope, uniforme, non systémalisé, contrastant avec la systématisation relative et apparente des lésions macroscopiques à l'examen direct.
À côté en effet de foyers typiques d’hépalisation pneumonique (2? cas sur 20 aulopsies) ou d'infarctus, les lésions observées d’une façon générale sont remarquablement uniformes, non circonscrites, à peu de chose près les mêmes sur les différentes pièces, différant par leur degré peut-être mais non par leur forme anatomique.
Il s’agit en effet beaucoup plus que de broncho-pneumonies vraies, d’inflammations aiguës et diffuses du
parenchyme pulmonaire auxquelles parücipent tous ses
éléments constituants, avec réaction cellulaire plus vive.
en certains points correspondant apparemment aux foyers macroscopiques, et qui seraient banales, n'était l'allure spéciale que leur impose la structure du poumon.
La congestion est le phénomène dominant. Les capillaires sont distendus, gorgés de sang et dessinent admirablement le contour des alvéoles. Parfois des suffusions légères ont lieu et le sang remplit l’alvéole, mais les hémorragies sont rarement diffuses et l'infaretus véritable est beaucoup moins fréquent qu'on ne pourrait le prévoir à l'examen direct.
L'ædème est constant sur les préparations et s'étend