‹ La Grippe à Bourges: Contribution à l'étude épidémiologique, clinique, anatomique et bactériologique de la grippe épidémique de 1918 dans le centre de la FranceChapitre 28 sur 33 · OST · texte numérisé non relu

OST

chez les malades évacués des armées.que chez ceux de l'intérieur. Ce grand délire des grippes non compliqué, en effet, nous est apparu avant tout comme étant un délire de guerre. Il répond exactement par ses formes aux descriptions qu'en a données notre maître, le Professeur agrégé Lemierre *; il nous a semblé, de même

. qu'à cet auteur, complètement indépendant de toute

imprégnation alcoolique et relevant en propre de l'infection grippale.

La grippe, comme toute infection d’ailleurs, peut réveiller des PsYcHoSES chez des prédisposés : il ne nous a pas semblé que ces psychoses aient revêtu un type spécial.

Chez trois malades, au mois de Novembre, dans la même salle et à quelques jours d'intervalle nous avons

observé un délire calme, à forme mélancolique, avec

idée fixe de mort prochaine, ayant duré iusqu'’à la défervescence.

Deux malades, manifestement débiles mentaux, ont

fait pendant leur convalescence une bouffée délirante à

type confusionnel.

Nous avons observé, avec notre collègue Lhermitte,

‘un cas de confusion mentale post-grippale chez un sujet ‘d’ailleurs non taré, s accompagnant d'onirisme et de

fabulation.

Le docteur Harvier, à Dijon, nous a rapporté le cas. d'un sujet qui, six semaines après la guérison de sa grippe, présenta un syndrome complet d’astasie-

* Lemierre. Les troubles psychiques de la grippe. Gazette des Hôpitaux. © 6 Mars 1919.

abasie, dont la nature psychique fut bien démontrée par sa guérison en 24 heures par une seule injection de 1 milligramme de strychnine.

Les manifestations psychiques au cours de la grippe semblent avoir varié sensiblement suivant les régions où à sévi la maladie. Nous avons mentionné précédemment la netteté du délire chez les grippés venant des armées, son caractère atténué au contraire chez ceux de l’intérieur. D'une façon générale, le grand délire avec agitation s’est montré exceptionnel, dans nos cas tout au moins.

Paralysies. — Enfin la grippe dans la région a pu donner naissance à des manifestations nerveuses Oorganiques, à forme d’hémiplégie ou dé polynévrite. Nous en rapportons 4 cas, dont les obsefvations nous ont été obligeamment communiquées par notre collègue et ami le Docteur Lhermitte :

Obs. I. — Le R... Arthur. Hémiparésie gauche organique post-grippale (communiquée par le D' Lhermitte).

Soldat de 19 ans, ayant contracté aux armées, le 17 Octobre 1918, une grippe avec température élevée, bronchite généralisée, atteinte sérieuse de l’état général, et au décours de laquelle une hémiplégie gauche s’est installée progressivement, sans phénomènes douloureux.

Evacué le 25 Octobre sur un hôpital de la zone des étapes avec les renseignements suivants sur sa feuille d'hôpital : bronchite et mauvais état général. Hémiplégie gauche (paralysie faciale, paralysie du bras et de la jambe gauches). Pouls 60. Râles de bronchite prédominant à gauche. Incontinence d'urine.

Le 3o Octobre : Amélioration générale, la paralysie du bras gauche étant encore très accentuée. Il semble qu'on ait fait à ce moment, comme traitement, quatre injections de biüiodure de mercure (?)

Hospitalisé le 11 Novembre au Centre neurologique de Bourges, avec le diagnostic : hémiplégie gauche post-grippale.

A l'entrée. — Le malade présente une hémiparésie gauche avec participation de la face. La langue est déviée du côté gauche; le bras est plus atteint que la jambe ; l'hémiplégie d’ailleurs n’a jamais été totale.

Il n'y a pas de trouble du langage, ni de l'intelligence.

Au membre inférieur, du côté gauche, les réflexes tendineux sont exagérés. Il y a ébauche de clonus du pied et de la rotule à gauche, les orfeils réagissent en extension du même côté. Les réflexes tendineux sont vifs, les réflexes crémastériens normaux. Les réflexes abdominaux sont abolis à gauche.

Au membre supérieur, les réflexes sont vifs.

La sensibilité est normale.

Le 10 Novembre : Ponction lombaire donnant un liquide parfaitement limpide, s’écoulant en un jet très vif qui s’arrête brusquement après l'issue de 12 centimètres cubes. Albumine : 0,30. FA

Le 22 Novembre : Réaction de Wassermann négative.

Le 25 Novembre : Légère amélioration ‘de l’hémiplégie. Le sujet peut marcher facilement. La paralysie faciale inférieure gauche persiste avec déviation de la langue.

Obs. II. — Ber... Louis, Hémiplégie droite complète avec aphasie totale post-grippale {communiquée par le D' Lhermitte).

Grippe contractée aux armées le 23 Septembre 1918 et : compliquée le 3° jour de phénomènes broncho-pulmonaires bilatéraux avec assourdissement des bruits du cœur,

Amélioration notable le 28 Septembre, recrudescence légère Le 1° Octobre.

Le 7 Octobre : Le malade se plaint d'engourdissement de la main droite, le 8, de fourmillements dans le pied du même côté, le 10, lhémiplégie est constituée, le ee étant complètement aphasique.

Le Wassermann pratiqué le 48 Octobre avec le sang du malade, s’est montré négatif.

Le 7 Novembre : On constate une hémiplégie droite presque complète, prédominant cependant au mémbre supérieur, rendant impossible la marche et la station debout.

Le réflexe rotulien est conservé à droite, ainsi que le réflexe achilléen et le réflexe contro-latéral du même côté.

Signe de Babinski à droite; à gauche, les orteils réagissent en flexion.

Exagération des réflexes au nee supérieur droit.

Les réflexes crémastériens sont abolis des deux côtés, ainsi que les réflexes abdominaux inférieur et supérieur, mais seulement du côté droit.

Hypoesthésie tactile et douloureuse au niveau des membres supérieur et inférieur du côté droit, mais s respectant la face.

La face est paralysée également, mais sensiblement moins que le membre supérieur. La langue est déviée vers la droite. La pupille droite réagit bien à la lumière, la pupille gauche est déformée et ne réagit pas; le malade semble vouloir faire comprendre qu'il voit mal de l’œil gauche. Le réflexe consensuel est bon.

Le malade en outre est complètement aphasique : surdité verbale, alexie complète,

Le 10 Novembre : Ponction lombaire. Albumine : 0,40. Lymphocytose modérée avec quelques globules rouges. Wassermann négatif.

Le 25 Novembre : Aucune amélioration. L’aphasie et l’hémiplégie demeurent aussi prononcées.

Obs. III. — V... Benoist. Vévrite post- ATP (communiquée par le D' Der

A eu la grippe en Septembre: a été pris consécutivement de douleurs qui ont débuté au coude gauche et se sont étendues aux membres inférieurs, surtout du côté droit. A été pris en même temps de phénomènes parétiques, ne pouvait s'élever sur la pointe des pieds, et les genoux fléchissaient (paraparésie manifeste).

Depuis cette ‘époque, n’a présenté ni fièvre constatée, ni gonflement apparent des articulations.

Nous le voyons deux mois après, le 7 Novembre. Le malade présente à ce moment une atrophie manifeste des muscles périscapulaires gauches, le mouvement d'’élévation du bras gauche est difficile et incomplet.

À l'examen électrique, la contractilité odiee du deltoide, ‘du sous-épineux et du trapèze gauche se montre diminuée. fs

Les membres inférieurs ne présentent pas d’atrophie manifeste. Les phénomènes parétiques du début se sont sensiblement améliorés, le malade peut maintenant s'accroupir el même s'élever sur la pointe des pieds. Le réflexe rotulien est diminué à gauche, les achilléens sont normaux.

Les douleurs persistent, mais sont très atténuées ; elles sont de type arthralgique et siègent dans les jointures des membres inférieurs, surtout du côté droit; ou de type crampoïde, dans les masses musculaires de l'épaule gauche et les quadriceps.

Le malade se plaint en outre de douleurs provoquées par la marche, occupant les aines et la partie antérieure des cuisses et de douleurs à la flexion du tronc en avant.

Traitement par la strychnine à doses progressives.

Le 25 Novembre : État général très amélioré; la marche est normale. È

Obs. IV. — B... de M..., 32 ans. Polynérrite grippale. Atrophie des muscles de la main droite (Communiquée par le D' Lhermiitte).

A eu la grippe au milieu de Septembre : 39 pendant trois jours. Le 3° jour de: sa grippe a été pris de. fourmillements dans les mains et dans les pieds et de parésie généralisée. A pu quitter son lit cependant, après la chute de la fièvre:

Admis le 26 Octobre au Centre neurologique.

A l'entrée. — Parésie généralisée avec prédominance au membre supérieur droit. Au dynamomètre, main droite 5 kilos, main gauche 20 kilos. Le malade se lève difficilement de son siège, mais la marche est possible. Il se déshabille assez péniblement, avec du tremblement. Il se sert difficilement de ses mains, surtout de la droite avec laquelle il est incapable de boutonner sa tunique. Légère ataxie des membres inférieurs dans les mouvements d’épreuve.

Pas de phénomènes douloureux, mais quelques fourmillements dans le bras droit et les pieds.

Diminution de la sensibilité, surtout marquée à droite,

-Amaigrissement généralisé, mais sans amyotrophie à proprement parler. Abolition presque totale des réflexes.

Température normale. Etat général satisfaisant. Appétit conservé. :

Aux membres inférieurs, les réflexes rotuliens sont très faibles, les réflexes plantaires se font en flexion, les réflexes achilléens sont faibles également mais existent des deux côtés

Les réflexes abdominaux sonttrès vifs.

Aux membres supérieurs, on constate l’atrophie marquée de la paume de la main, avec prédominance à droite et ébauche de main de singe. Le malade ne peut écrire de la main droite, le pouce, de ce côté, n’est plus opposable.

Du côté gauche, le nerf médian est légèrement douloureux à la pression, à la hauteur du poignet et de fl'éminence

thénar.

Le réflexe radial, le réflexe des fléchisseurs des doigts sont abolis à droite et conservés à gauche. Le réflexe bicipital est conservé des deux côtés: il est plus fort à gauche.

Le malade n’a jamais présenté de troubles de la phonation ni de la déglutition, le voile du palais fonctionne normalement. Les pupilles sont égales et réagissent bien; la lecture est aisée.

La sensibilité au tact est normale. |

Le 4 Novembre : Amélioration des mouvements : signe de l'accroupissement positif. L'atrophie porte surtout sur les éminences thénar et les interosseux ; la main droite est plus touchée et ne peut pas faire de mouvements forcés, qui s’accompagnent de crampes.

Examen électrique des membres Sépériegre — À droite, tous les nerfs sont excitables.

Pour les muscles interosseux et hypothénariens du même côté l'excitabiiité faradique est simplement diminuée.

La contractilité galvanique est normale pour les hypothénariens, quoiqu’un peu ralentie; celle des interosseux est lente et égale aux deux pôles.

Pour le court abducteur du pouce, abolition de l'excitabilité faradique, contractilité galvanique lente et égale aux deux pôles. |

Pour l’opposant, inversion de la Re polaire.

A gauche. --— Le nerf cubital est excitable.

Excitabilité faradique conservée pour les muscles interosseux et hypothénariens ainsi que pour le court fléchisseur du pouce. Inversion de la formule polaire pour l'opposant et le court abducteur. Pas de troubles sphinctériens.

Le 25 Novembre : grande amélioration. Le malale peut se lever de sa chaise facilement; il n’éprouve plus de fatigue dans les jambes.

L'amyotrophie de la main droite ne s'est pas modifiée.

Ces observations sont à rapprocher de celles, peu nombreuses d’ailleurs, qui ont été publiées sur le même sujet, par Roussy notamment *.

Exanthèmes.

Différentes éruptions ont été observées pendant l’épidémie.

Les sudamina ont été fréquentes, en rapport avec les crises sudorales souvent très abondantes et particulières à la grippe nerveuse. L’herpès, contrairement à ce qui s'est vu pendant l'épidémie de 1889, s’est montré d'une exceptionnelle rareté. Nous ne l'avons vu apparaître que tardivement dans l’épidémie, à la période des infections secondaires, pneumococciques ou autres. 11 nous a semblé d’une façon générale n'avoir rien à faire avec la grippe en soi.

Existe-t-il une forme d’exanthème qui soit spéciale à la grippe? Pendant l'épidémie de 1889, on a observé assez fréquemment des érythèmes chez les grippés, mais de formes diverses et nullement spécifiques. Les faits que nous avons observés sont tout différents. Tous les érythèmes que nous. avons observés chez les grippés en effet, indépendamment des sudamina et de l'herpès qui sont d'ordre banal, ont revêtu un lype unique : celui de l'érythème marginé aberrant. Nous en avons relevé personnellement dix cas, et il ne semble pas que le fait ait été exceptionnel. Tous les médecins auxquels

* Roussy, À propos des complications nerveuses observées au cours de l épidémie de grippe actuelle. Société de Neurologie. T Novembre 1918.

nous en avons parlé en effet, et qui, à un moment quelconque de l'épidémie, avaient eu la charge d'un service de grippés, nous ont dit avoir observé des cas analogues, sans y attacher d’ailleurs autrement d'importance, leur attention n'ayant pas été attirée préalablement sur ce sujet. Cette forme d’érythème n'a pas été mentionnée une seule fois cependant, à notre connaissance, pendant l'épidémie actuelle.

Ce type d’exanthème s’est retrouvé dans nos dix cas avec une très grande netteté, sous forme d’orbes rosées, non saillantes, à marche excentrique, circonscrivant une zone centrale de teinte livide et non prurigineuse. Les éléments ‘éruptifs apparaissent sous forme maculeuse le 2 jour en général, en retard de 24 heures sur les premiers symptômes, ils s’agrandissent rapidement suivant une marche excentrique, prennent leurs caractères habituels qui les font reconnaître du premier coup d'œil et persistent en faisant tache d'huile pendant toute la période fébrile. Leur siège a varié suivant les malades.

Les premiers cas observés par nous, au mois de Mai, chez des grippés du camp d’Avord, étaient localisés aux extrémités, pieds et mains, prédominant dans la zone de l’extensiôn, avec quelques éléments cependant dans la zone palmaire. Ils étaient accompagnés, dans. leur apparition, de quelques phénomènes rhumatoïdes, étaient écios sous forme de macules; on les avait pris au début pour uné simple poussée d’érythème polymorphe. Les éléments s'étaient agrandis par la suite, mais/sans dépasser les dimensions d'une pièce de cinquante centimes. Il n’y avait pas d’élément sur la conjonctive..

Au mois de Juillet, chez un malade hospitalisé avec le diagnostic de méningite cérébro-spinale, l’exanthème très développé et dont les éléments avaient la dimension d’une pièce de cinq francs, formait un élégant tatouage sur tout le dos du malade, empiétant sur la racine des membres. Il s'agissait dans ce cas d’une grippe nerveuse très forte, à forme pseudo-méningitique, et ‘que guérit par la suite sans'autres incidents.

Plus tardivement enfin, chez des prisonniers rapatriés d'Allemagne après l'armistice et venant de camps allemands contaminés, nous avons observé d’autres cas, tous d’une extrême netteté. Chez l’un d'eux notamment les éléments, de la dimension d’une paume de main, des- sinaient de larges arabesques sur le ventre et la partie antérieure du thorax. |

Ces faits nous ont paru intéressants en soi et méritant d’être signalés. L'érythème marginé aberrant en effet, n’est pas une manifestation commune. Onne l’observe pas de façon courante à titre d’érythème toxique, ou toxiinfectieux. Il apparaît le plus souvent, et encore de façon exceptionnelle, comme un érythème sérique d'apparition tardive. |

Nos malades ne présentaient aucune cause que l'on put incriminer. Ils n'avaient été soumis notamment, à l’occasion de leur grippe, à‘ aucun traitement sérothérapique ou vaccinal. Ils étaient atteints de grippes simples ou de gribpes compliquées, presque toujours de formes fortes; ils n'avaient reçu aucun traitement médicamenteux particulier. Nos grippés de Mai notamment, et celui de Juillet, n'avaient absorbé aucun médicament.

Nous n'avons pas observé d'ailleurs, personnellement, et pendant toute l'épidémie, de ces érythèmes morbilliformes ou scarlatiniformes normalement attribuables à une cause médicamenteuse ou toxi-infectieuse.

Cette fréquence relative de l’érythème marginé aberrant, à l'exclusion d’autres exanthèmes, nous a paru intéressante à relever dans son association avec la grippe épidémique sous ses différentes formes.

Sang, urines. -

Dans ses formes non compliquées du printemps, la grippe s’est accompagnée de mononucléose sanguine.

Sur 20 cas de grippe simple étudiés en Avril, nous avons trouvé 17 fois de la menonucléose, 3 fois seulement une formule polynucléaire ou indifférente.

Dans 18 cas de grippe compliquée au contraire, observés à la fin de l’été, nous avons relevé de facon constante une leucocytose polynucléaire banale de maladie infectieuse.

URiNes. — Dans les cas de grippe simple que nous avons étudiés, les urines étaient légèrement diminuées, peu modifiées qualitativement, et non albumineuses. L’albuminurie a été fréquente au contraire ettransitoire, dans les formes compliquées. Elle s’est accompagnée à plusieurs reprises de décharges uréiques, l'azoturie quotidienne atteignant, en pleine période fébrile 36 et 38 grammes chez 3 de nos malades, sur 7 que nous avons examinés à ce point de vue.

Nous avons été frappé en même temps de la frès

faible élimination des chlorures au cours des grippes compliquées, pendant la période fébrile tout au moins. Chez 9 malades, soumis il est vrai à un régime lacté et peu abondant, le chiffre quotidien des chlorures urinaires, et ceci indépendamment de tout ædème périphérique, oscillait entre 1 gr. 38 et 0 gr. 21.

Bien que, contrairement aux règles établies par notre maître, le Professeur Widal, nous n’ayons pu établir chez ces malades de bilan alimentaire, et que ces chiffres n'aient par la suite qu'une valeur toute relative, nous croyons cependant pouvoir assimiler ces faits à ce que l'on observe au cours de la pneumonie, et attribuer la rétention chlorurée des grippes graves à l’ædème intense qui encombre les poumons. Le dosage des chlorures pratiqué dans l'expectoration, dans 3 cas,* nous a montré deux fois des chiffres inférieurs (3 gr. 50 et 4 gr. 70), une fois seulement un chiffre égal (5 gr. 55 par litre d’expectoration) à la teneur en chlorures du sang circulant. |

L’urée sanguine, que nous avons dosée chez ? de nos malades, s’est montrée légèrement augmentée dans les deux cas, à 55 et 60 centigrammes par litre, indépendamment d’ailleurs de tout signe de néphrite.

Nous n'avons observé à aucun degré de formes rénales de la grippe, la grippe au contraire, anatomiquement, nous a semblé respecter le rein de façon générale.

* Dosages effectués par M. le Pharmacien Aide-Major Lacomme.

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