‹ La Grippe [Texte imprimé]Chapitre 7 sur 21 · APPAREIL URINAIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL URINAIRE

Les urines sont rares, foncées, de densité augmentée, mais sans sédiment important. Elles répondent au type des urines fébriles. Elles sont pauvres en chlorures (rétention chlorurée analogue à celles de la pneumonie) et renferment de l’indican, de l’urobiline. Elles sont surtout extrêmement riches en urée, cette hyperazoturie traduisant l’intensité de combustions organiques qui expliquent peut-être l’amaigrissement et l’asthénie rapides au cours de la grippe. L’urée du sang peut rester normale, malgré le taux élevé de l’urée urinaire; mais on observe aussi de l’azotémie, d’ordinaire plus marquée à la période d’état.

Chez les sujets indemnes de toute tare rénale antérieure l’albuminurie est rare au moins dans les formes d’intensité moyenne; par contre, dans les formes graves, hyperthermiques avec signes d’infection générale profonde, l’albuminurie atteint souvent des chiffres élevés (8,10 grammes). Chez les sujets atteints de néphrite chronique (reliquats de néphrite à la suite d’une maladie infectieuse), une grippe même légère peut réveiller les lésions rénales.

Mais ces troubles ne sont pas assez importants pour qu’on puisse admettre cliniquement, pendant la période aiguë, une néphrite grippale.

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