SCÈNE IV
Les Mêmes, ISABELLE.
l'N DOMESTIQUE, entrant avec Isabelle.
Ma maîtresse vous attend, mademoiselle.
LE MINISTRE. Quelqu’un I
Il Ta pour sortir.
DIANA*. Rassurez-vous ; une petite onvrière récemment arrivée de Séville, qui ne vous a jamais. vu, et qui ne vous verra sans doute jamais.
* Le Ministre, Diana, Isabelle.
ISABELLE. Voici le mantelet et la coiffure de madame.
DIANA. C’est bien, je suis h vous.
LE MINISTRE, bas. Comnicut pènèlre-t-elle ainsi?
DIANA, demime. C'est ma faute; dans mon impatience, j'avais donné l’ordre... mais je vous le répète, il n'y a pas de danger... une enfant qui travaille jour et nuit , et ne voit personne. ( liant. ) J'ai cru , mademoiselle Jnlia, que vous me manqueriez de parole.
ISABELLE. Pardounez-moi , madame, de vous avoir fait attendre ; mais c’est que j'ai si peu de temps.
DIANA. Comment! il y a huit jours que je vous ai commandé cette coiffure !
Elle va s’asseoir à sa toilette.
ISABELLE. Oui, madame; mais je ne puis pas toujours travailler.
LE MtNISTRE, passant au milieu*. C’est juste, il faut bien donner quelque temps aux galants; et la petite est assez gentille pour en compter plus d'un.
ISABELLE. Monsieur!... (A part.) Oh! ma mère ! ma mère !
LE MINISTRE. Eh bien, qu’cst-ce donc?
ISABELLE. Rien! rien! (A part. ) J’oubliais... (ffaut et gaiement. ] Votre seigneurie a raison.
Am : Jlonde du roi Jean.
Je ne sois qu’ouvrière.
Et pourtant en tous lieux On me trouve d’assez beaux yeux.
Chacun cherche à me plaire,
Et, ma foi, tour à tour C'est h qui me fera la cour.
J'entends plus d'une sèrt-nade Ue peindre un amour malheureux ;
Et je dis qu'à la promenado La duchc^tc aux airs langoureux N’a pas tant d'amoureux.
LE MINISTRE. Voyez-vous, la friponne. ..
ISABELLE, au milieu"*. Permettez !