OBSERVATION VI
M. Cou. vingt-cinq ans, employé aux abattoirs. Jamais malade auparavant, n’a-pas été prisonnier.
Souffre pendant une semaine, au mois de janvier 1947. Les douleurs sont venues brusquement, siègent au niveau du creux épigastrique, sont à type de torsion, sans irradiation.
Deux heures après le petit déjeuner, le malade ressent de vives douleurs jusqu’au repas de midi, il prend ce dernier avec appétit et se sent soulagé. Les douleurs reparaissent deux heures après le déjeuner et persistent jusqu’au soir, calmées par le dîner. Les nuits sont bonnes, sauf les deux derniers” jours.
En ti
Pas de vomissements, ni d’'hématémèse, ni de melœna.
Le malade consulte son médecin qui lui donne une médication calmante et un régime. Huit jours de ce traitement n'ayant pas calmé le malade, son médecin ladresse au Professeur J. Dubarry qui pratique un examen radiologique et constate la présence d’une grosse niche ulcéreuse de la petite courbure,
faisant penser à un ulcère térébrant. Vingt piqûres d’oxyferriscorbone sont pratiquées, et le malade se sent soulagé, les douleurs ont complètement disparu et il reprend son travail le 15 mars. Un nouvel examen radiologique a montré la disparition de la niche.
Le malade, revu le 10 juin, se porte très bien et ne souffre plus. Il doit recevoir dix injections, ce mois.