‹ La grossesse extra-membraneuseChapitre 14 sur 23 · DEN · texte numérisé non relu

DEN

après elle réapparaît. Le 4€ mois la malade présente une perte rosée simplement qui se reproduit très fréquemment. “Au cours du 7e mois une hémorragie abondante. Du 12 au 22 août pertes mixtes. Nous retrouvons le caractère constant de la grossesse extra-membraneuse : hydromatorrhée. Le fœtus est toujours vivant. Le 22 l’accouchement se fait par le siège, par le mode le plus fréquent dans la grossesse extra-membraneuse. L'enfant succombe trois heures après l’accouchement.

Nous retrouvons tous les caractères de la grossesse extramembraneuse. Hydrohématorrhée, enfant vivant succombant à la débilité congénitale, accouchement par le siège dans le cas; en outre pas d'accident du côté maternel et un placenta largement marginé. Nous ne rencontrons pas ici des déformations ou malformations fœtales. En outre il n'existe pas de traumatisme ou une cause quelconque à noter dans l’étiologie de la production d’une grossesse extramembraneuse dans ce cas. Nous remarquons que le pourtour de l’orifice des membranes est ancien et cicatriciel.

OBsERVATION V

Bulletin de Société d'Obstétrique et Gynécologie de Paris, 1927, p. 45,

1927, p. 45, par Beghin. Grossesse extra-membraneuse.

« Il s'agissait en résumé d’une primipare de 21 ans, sans antécédents pathologiques dont la date des dernières règles étaient du 27 août au 3 septembre 1925. Dans le courant de novembre cette femme présenta une première hémorragie par les voies génitales, hémorragie d’un sang bien rouge sans caillot ne s’accompagnant d'aucune douleur; elle s’était produite pendant la nuit durant le

sommeil sans éveiller la malade.

Le 23 janvier une hémorragie beaucoup plus importante que la

AO ee

première se produisit, en même temps que des douleurs lombo-abdominales vagues faisaient leur apparition. À cette date on trouve un utérus gravide de quatre mois environ, un peu dur, mais dont le col est normal, nullement entr’ouvert sous l'influence durepos au hit et des calmants, les douleurs disparaissent, les pertes sanguines dimi- ‘ nuent, mais sans s’arrêter complètement. Pendant vingt-deux jours là femme présente un suintement sanguinolent par la vulve et fina-

lement le 45 février des contractions douloureuses ded’utérus sont

apparues; le col se modifiant rapidement un fœtus vivant de 450 gr.

est expulsé en siège complet, quatre heures après le début du travail. La délivrance se fait rapidement une demi-heure après l’expulsion, Les suites des couches furent normales.

A l’examen du délivre qui pèse 240 grammes, on constate que de placenta est marginé avec un sac membraneux très petit en disproportion flagrante avec le volume du fœtus. L’orifice des membranes est régulier, de la grandeur d’une pièce de cinq francs environ, les bords présentant un aspect cicatriciel particulier, l’ensemble des membranes est épaissi et inextensible. La face fœtale du placenta est normale, Quant au fœtus il est normalement constitué et ne présente aucune anomalie.

I est absolument évident que ce fœtus n’a pu se loger dans cette cavité membraneuse très réduite, 1l a dû continuer à se développer pendant un certain temps au dehors de l’œuf, tandis que les membranes revénaient sur elles-mêmes suivant le processus étudié par Bar et signalé dans la thèse de:Glaise en 1898-1899, A cette date cinq

cas de grossesse extra-membraneuse étaient connus, seulement,

Depuis un petit nombre d’observations sont venues se Joindre à celles-là, elles restent encore très rares. Dans ce cas nous rencontrons encore tous les caractères et

toutes les particularités d’une grossesse extra-membra neuse, va

Pr The

OBsERvATION VI .

brin de la Société LObstärique et de Gynécolog gie de pars! 1927, p. 38 Un cas de grossesse extra-membraneuse. Présentation du

" placenta, par le Dr Ch. Devé. |

Le placenta que je vous montrerai dans un instant à été recueilli

lors de l’accouchement d’une tertipare de 27 ans, chez laquelle il

eu n’y a rien à signaler ] Jusque à l’âge de 19 ans, c’est-à- Poe jusque en 470

1919. — Opérée d'appendicite à à froid.

1920. — Mariage avec un spécifique dont la contamination remontait à douze ans et qui avait été traité régulièrement pendant trois ans (mercure). :

PRE O2, — Première grossesse, Accouchement spontané d’une fille vivante de 3 kilo 200, avec suite de couches fébriles du 3e au 7e jour. Cette grossesse s’était compliquée paraît-il de pyélonéphrite.

1922. — Hystéropexie et ablation de l’ovaire droit, pour ovarile

is ten. -kystique. ‘2 Ke : \ RER” a

1924. — Deuxième grossesse, compliquée de pyélonéphrite et , terminée par la naissance spontanée d’un garçon vivant de 4, 000 LE Placenta 750 grammes, LH) ; : RIM Mob grossesse au COUrS de laquelle un traitement spécifique a été institué, mais sur lequel je n’ai pu avoir des rensei- Ë gnements précis. Rechute Fée de pyélonéphrite.

D/R. 8-16 mars. La grossesse a évolué normalement et jen’a noté

‘à aucun moment de l’exagération du liquide amniotique. Le 27 octobre (à 7 mois de grossesse environ), à 5 heures du matin, pendant son sommeil, cette femme perd les eaux. Le liquide est clair, Pendant les cinq jours suivants, la femme accuse des petites contrac-

tions douloureuses, pour lesquelles je lui fait faire quotidiennement

FL M are res 40 — ME DD

et même bilüotiennement (le 28 et le 29 octobre) une injection demorphine, sans grand espoir d'empêcher l’entrée en travail. Elle perd par intermittence du liquide amniotique clair, qui commence à se teinter de sang à partir du 3€ jour; dès lors le liquide sera presque constamment coloré par un peu de sang, et ce jusqu’au moment. de l'accouchement; je signalerai que cette femme avait 4 à 5 fois par jour, quelques petites contractions douloureuses.

J’ai voulu me rendre compte de la quantité du liquide perdue, quotidiennement du 23 novembre au 127 décembre, c’est-à-dire aux environs de la fin du 8° mois de la grossesse; les garnitures, tarées à 70 grammes uniformément, étaient pesées quand on les retirait;. on put ainsi noter le poids du hquide qui les avait imbibées; il oscillait entre 60 et 90 grammes {le 23 nov : 60 gr.; le 24 : 50 gr. ; le 25 : 90 er. le 26 : 70igr., le 27 : 65 gr., le 28:: 75 gr., le 29 : 80 gr., le 30 : 75 gr.). Mais du liquide, en quantité peu importante d’ailleurs, était perdu lorsqu'on mettait la femme sur le bassin, en sorte que les. poids indiqués, ne représente pas d’une façon tout à fait exacte la totalité du liquide amniotique perdu chacun de ces jours.

Le 1er décembre, soit trente-cinq jours après la rupture des membranes, accouchement spontané par le sommet d’un garçon vivant, de 2.450 grammes, derrière lequel 1l est venu tout au plus une cuillerée à bouche de liquide amniotique. Il n’y avait pas de malformations de ni déformations; cet enfant s’est très simplement élevé; il. pesait 2.850 grammes le 6 janvier.

Délivrance naturelle trois quarts d'heure après. Le placenta qui pèse 850 grammes, est Jargement bordé, puisque les membranes se détachent largement du bord placentaire (entre 2 à 5 em., suivant les points considérés). Les membranes sont plissés, les plis allant de l’orifice des membranes vers le placenta. La cavité amniotique aurait seulement à admettre une tête du fœtus de 2,500 grammes. Une bonne partie donc de cet enfant était à nu, au contact de la paroi

utérine.

C’est en raison de la rareté-deees faits que jai cru intéressant de

rapporter cette observation et de présenter ce placenta. »

F ven :

: . ' ÿ 4 fre CU ——— À — . i f MEL

: Rien de particulier dans cette observation. L'auteur à ‘voulu se rendre compte de la quantité du liquide perdu. Ces chiffres dans d’autres observations peuvent être dépassés de beaucoup. Ainsi on a vu la quantité du liquide perdu journellement, être égale à la quantité d'urine émise par la malade pendant un certain temps et sans diminution sensible de la quantité de cette dernière.

OBservATION VII

LA Le

Bulletin de Sociélé d’obstétrique et de gynécologie de Paris. Séance du

9 janvier 1928, par Le Lorier. Un cas de fœtus extra-membraneux.

Il s’agit d’une tertipare de 25 ans. Le premier accouchement a eu lieu en 1922, à terme. Fille vivante, d’un poids au-dessus de la , : “ moyenne, actuellement bien portante. Les suites des couches ont | été normales. s

Deuxième accouchement en 1925, spontané, à terme. Garçon de

+ 3.025 grammes, nourri trois mois au séin. Les suites des couches ont

été normales, Cet enfant ne marche pas et ne parle pas. Le procréateur de ce deux premiers enfants serait actuellement bien portant (?). Depuis le deuxième accouchement cette femme a éu une leucorrhée assez abondante. Le procréateur de la troisième grossesse (grossesse actuelle) est alcoolique et aurait été soigné pendant quinze jours pour une maladie vénérienne (?).

Pour la grossesse actuelle cette femme a eu ses dernières règles du

1er au 6 avril 1927. Elle a été suivie pendant les premiers mois en FA

Page 1