‹ La grossesse extra-membraneuseChapitre 18 sur 23 · PAS · texte numérisé non relu

PAS

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“cavité ovulaire dont la capacité devenait de plus en plus

insuffisante pour son volume chaque jour croissant.

Les membranes tendues à l’excès d’une part et rendues d'autre part plus friables par le fait de l’endométrite déciduale se sont rompues spontanément et le fœtus est tombé dans la cavité utérine.

Derrière lui les membranes se sont rétractées, la cavité ovulaire s’est atrophiée, tandis qu’un processus de cicatrisation unissait bientôt de la façon la plus intime les lèvres de l’orifice constituées par l’amnios et le chorion. A 2 centimètres environ des lèvres de la rupture il n’est plus possible de décoller l’amnios du chorion qui lui devient adhérent. En examinant à ce niveau au microscope le pourtour de l’orifice on voit l’amnios avec son épithélium plat pavimenteux se recroquevillant et venant adhérer au chorion par l’intermédiaire d’une masse de cellules embryonnaires qui semblent incluses entre les deux membranes et sont probablement dues à la prolifération du tissu inter-annexiel de Dasrtre. Tout autour de ce point, les cellules fibroplastiques de l’amnios et du chorion sont plus serrées et plus épaisses; en un mot, commé Bar admettait, on se trouve là en face « d’un vieux tissu de’ cicatrice ». Un processus inflammatoire a pu agir sur le tissu interannexiel, et par la production d'éléments nouveaux, favoriser la soudure des membranes rompues.

D’ombilic amniotique, on ne trouve aucune trace.

Pour terminer ce chapitre de la pathogénie, nous dirons encore que les symptômes plaident en faveur de l'hypothèse que nous admettons. Subitement, sans raison apparente, apparaissent des pertes de liquide amniotique teintées de sang, qui se continuent chaque jour jusqu’à l'heure de l'accouchement.

Ces pertes journalières d’eau mélangées à du sang vont bien avec notre supposition d’hydrorrhée amniotique et

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