VIL TRAITEMENT
Webster, Kelly et Delagenière ont voulu faciliter l'accouchement par les voies naturelles, ils pratiquent la dilatation du canal cervical avec incision de la cloison séparant la cavité utérine de la cavité foetale et en vidant cette dernière comme si l’on faisait un curage de la cavité utérine lors d’un avortement. Il va sans dire, que cette opération est à rejeter. Il doit être bien difficile d’opérer dans la cavité utérine ,le sac foetal est situé tout en haut, puis les manoeuvres de l’évidement peuvent occasionner la rupture du sac dans la cavité péritonéale, ensuite, il y a danger d'infection ,non seulement du sac ovulaire, mais du péritoine, si celui-ci se rupture.
La voie vaginale a été essayée par Fränkel à la suite d’une erreur de diagnostic qui avait fait penser à une tumeur utérine. Elle n’est pas avantageuse, car la grossesse interstitielle est rarement reconnue avant la rupture.
Comme la majorité des cas viennent après rupture, il n'y a que la laparotomie qui puisse être pratiquée. Quelle intervention, une fois le ventre ouvert et la grossesse interstitielle reconnue, va-t-on pratiquer?
Incision du sac ovulaire, évidement et suturé de la paroi? Engstrôm, dans un cas, a pratiqué cette intervention, en outre, pour que les sécrétions de la cavité foetale puissent s’écouler, il a incisé la cloison séparant la cavité ovulaire de la cavité utérine, et a obtenu une guérisor.
Lawson-Tait, avec la même technique, a aussi obtenu de bons résultats. :
Strobach incise l'angle utérin et conserve la trompe puis il rétablit la communication entre la trompe et l’utérus.
Autrefois, on pratiquait avec beaucoup de préférence une hystérectomie subtotale, mais aujourd'hui, on est beaucoup plus conservateur, on ne craint plus une rupture utérine lors d'un accouchement ultérieur. Si l’âge de la grossesse n’est pas trop avancé, on pratique l’excision de la corne utérine et de la trompe correspondante, en suturant la plaie obtenue.
Si la déchirure est trop importante, le mieux est de faire une hystérectomie subtotale. On peut faire aussi cette intervention si l’hémorragie est importante et s'il faut une opération rapide pour sauver la malade. La trompe, du côté malade, ne doit pas être conservée dans la crainte d’une nouvelle grossesse extra-utérine.
Comme conclusion, nous dirons que chaque cas de grossesse interstitielle doit être opéré. Connaissant la gravité de la rupture du sac foetal interstitiel, sachant combien de fois elle a donné la mort, il ne faut pas hésiter pour intervenir, même dans les cas où la grossesse interstitielle n’est que soupçonnée. Les dangers d’une laparotomie sont moins graves que ceux résultant d’une attente pouvant, d’une minute à l’autre ,devenir funeste.
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