LA GROTTE DE I.A FALAISE
Air : Amit, rofei la rianU ttmaint.
C'est un bon tour <ju’aolori»e l'usage.
Chacun a 1' droit d' faire des aicltrs c' jour-là.
Ilerlha a* dorait son rouir, «on héritage;
Je me suis dit : Puixju'un autre les a,
Que ce n' «oit pas aana m* venger que je r’noiKe
A «un amour, comme à «on mobilier.
De U ma lettre.
«as , lui donnant un coup de pied.
En xoili la réponse.
( Jodoque «e retourne.)
Dtnici fui donnant un autre coup de pied.
El e’Ii la mienn’ par le même courrier.
JODOijL'E, stupéfait t n voyant Max. Le marié l 11 n’étaii pas parti?
Daniel. Tu lo vois bien, puisqu'il m'avait envoyé là-bas .à sa place. . . Mais j’arrive à temps pour recommencer la fète... (Sais lisant Jodoi/uf , et d'un air menaçant.) Je t’invite pour la première... Nous allons rouvrir le bal ensemble par un joli pas de deux, . où il ne te restera plus ni bras ni jambes.
jodoqdl, cherchant à te dégager. Merci, merci... je ne sais pas danser.
Daniel, Valse, alors I (// te fait pirouetter jusqu'au fond.)
JODOQUE. J'aime mieux ça. (Il disparait.
— Tous les roisins rient aux éclats.)
MAX.* Mon pauvre ami!... t’avoir fait (aire un pareil voyage !
Daniel. Oui, ça n’a pas mal dérangé mes projets... d'autant plus que je n’ai pas passé une nuit couleur de rose! ( Regardant les roMiiu.) A propos de cela, voilà les voisins! oui viennent te complimenter, sans doute...
(Cherchant d'un air inquiet.) F.h ! mais, je ne vois pas ma... c'est-à-dire la femme...
Est-ce qu’elle a peur de se montrer, morbleu!
DERTHE, paraissant. Elle n’a plus son bouquet.** Peur?. .. El de qui donc? Je puis paraître devant tout le monde... Je n'ai rieu à craindre de personne, et tous ceux qui sont ici, je suis heureuse de les voir.
Daniel, à part. J’en suis, de ceux-là...
Ça me rassure un peu.
les voisins. Vive la mariée !
un paysan. Maintenant, il s'agit du bouquet de la mariée. (Clête va chercher le bouquet.
berthe. Mon bouquet?
clête , te lui donnant. Oui, la coutume exige que lu le partages entre tous, à moins que tu ne veuilles en faire don à quelqu'un.
Dans ce cas-là, les autres n'ont plus rien à réclamer.
■ utbe , prenant le bouquet.
Air : Si ça t'arrive encore.
A mon gré, jVn pnia diapeser ;
Mai* faut— il que je le partage?
Non... ce* fleur*, pourquoi le» briser?
Elles ont fait si peu d'usage,
(A Clête.)
Il faudra b. en qu'à ton corttl, é Un beau jour l'hymen t'en décore.
* Cible, Daniel, Max.
** Clèlc, Berthe, Daniel, Max,
Tiens!... pour toi, garde mon bouquet,
Il peut «errir encore.
DANIEL, à part. Je l'cspèrc bien!
le paysan, à Max. Vous savez que nous dansons encore chez, vous ce soir. {Clête, qui a prit le bouquet, va le poser dans le bahut. )
MAX. Oui , à tantôt , mes amis ; à tantôt.
CHOEUR
Air d'entrée de fl. Orajf (.
Heureux époux, gentil ménage,
C n'Æt p»i awi d'un «eut b*»u j> ur :
Au lendemain de votre mariage.
L'amitié veut encor fêter l’amour.
(Les mdnétrün et let vuisini sortent par le fond.)