CI.ËTE. Nous nous en doutions , maître Grosslippcl
uerthe , arec inquiétude. Et ça vient de la forteresse de llugen ?
GROSSE! PPE, toujours avec mystère. J Vu conviens... j'ajouterai même qu’il est prudent de nous tenir tous... sur nos gardes:
car ce coup de canon... m’annonce qu'oil y a découvert une évasion !
BERTHE, à part. Ciel l clëte, d elle-même, regardant Uerthe.
Tiens l liens I
jodoque, d'un ton dégagé. Quéauc ça nous fait? ( Deuxième coup de canon.) Encore !
CLËTE. Qu’cst-ce que ça vent dire?
grosslippe. Ga veut dire que te fugitif est un prisonnier de guerre.
clëte, regardant toujours tterlhe. Ali!
je devine!
jodoque. Eli bien ! que chacun lui ferme sa porte... il sera plutôt l'epincé. (Troisième coup de canon.)
* Clètt, Jodoque, Bwllie.
** CtM«, Jodvqiii*. Groiielippe, Berllic.
cLfcTE. Comment?... ça continuel GROSSLIPPE. Non... c'est fini... ça ue peut pas aile: plus loin.,, les renseignements sont complets... Trois coups de canon...
diable I c'est très grave !... Comme dit Jodoque : fermez bien vos portes. .. nous sommes prévenus, mes enfants, (pie le prisonnier de guerre qui s’est évadé est un condamné à mort !
Cl été. Amorti ( Courant à Berthe qui eit près de défaillir.) Eb ! mais lu vas te trouver mal ! *
Berthe, à demi-voix. Je n'ai plus une goutte de sang dans les veines.
JODOQUE, allant à Berthe.** En effet.,, sous voilà toute bouleversée... Il ne faut pas être sensible à ce point-là, ma promise. . . Ce n'est pas moi qui suis en danger. • .
grosslippe. En danger ? mais nous y sommes tous !... moi surtout... moi, Grosslippe» premier et unique magistral du canton... Ballotté entre les ordres du commandai de la forteresse et la menace des Français qui nous bloquent depuis trois jours... me voilà avec deux fâcheuses affaires sur les was... Ce prisonnier à restituer pour qu’on le fusille. .. (Berthe se dirige vers ta cote.)*** jodoque. Ça nous est bien égal I grosslippe. Et ce diable de contrebandier à Caire peudre...
jodoque, inquiet. Hein!.., Quel contrebandier ?
grosslippe. Toujours ‘le même... celui qui se cache dans la falaise depuis quatrevingt-sept ans... de père en fils... sans qu'on puise découvrir son prétendu magasin... La preuve qu’il continue son frauduleux commerce... c'est qu'on a saisi ce matin, sou» les roches, du schnick et du tabac qu'il n'avait pas eu le temps d'emmagasiner dans sou trou.
JODOQUE, à part et défaillant. Je suis saisi! clêtb. Bon I voilà Jodoque qui s’évanouit à son tour.
GROSSLIPPE, le regardant avec défiance.
Ce* vrai!... tu flageoles... Ah ça! pourquoi Oageoles-tu ?
jodoque, cAercAai»! à se donner une con lemnre . C'est de la frayeur... de la peur que... j’aurais pu avoir si j’avais rencontré !*■ contrebandier... ça m’a pris dans les jambes...
UN paysan , accourant. Maître Grossiippe!
grosslippe. Eh bien ! qu'cst-ce qu’il y a encore de nouveau? ( Berthe , qui s'est ursurée que te prisonnier ne se montrait pas t rreiemt prêt de Clète.)
LE paysan. On vous attend à la maison de ville, pour reconnaître uu inconnu...
GHOSSLIPPE. Le prisonnier de guerre , peut-être 1
berthb, à port. Je ne crois pas.
grosslippe. Ou bien le contrebandier.
* Jodoque, Gro»«lippe, Clàte, Berthe,
•* Gro*«Uppft, Jodoque, dite, Bertho.
*** Jodoque, Grosslippe, Berthe, Clfite.
*'** Jodoque, Growlippv, Berthe, Clète, le paysan lu fond.
JODOQUE, à part. J’en doute... à moins qu’il y en ait deux...
grosslippe, au paysan. C'ait bien... je te suis... Alteudez-moi, jeunes fiancés, .. je vais faire pendre ou coffrer le suspect, et je reviens vous marier. Tu as tes témoins. .. Jodoque ?
jodoque. Non... au fait, U m'eu manque un.
berthe, vivement. Hâtez-vous de partir pour vous le procurer... ou bien ça va retarder notre mariage.
JODOQUE, allant à Berthe .* Ce renvoi me flatte... Je m’eu vais sur-le-champ... ( à pari) du côté des roches, pour m’assurer de ce qu’ils m’ont pris. ( Il tort rapidement par le fond.)
grosslippe, à Berthe. Malgré la gravité des circonstances... je vous exhorte à ne pas trop vous effrayer. .. songez que votre bourgmestre vous protège.
BER1HE. Je suis déjà h moitié rassurée, maiire Grosslippe !
CLfcTE, à part. C’est tout simple... il y en a u il de parti...
grosslippe. A merveille! Alors je puis vous laisser.**
Am : Kauiit vi /{* de il, Guillaume.
I)* mu* devoir* il Faut que je m'acquitte;
Mai* dm* ce* jour* do danger, d'embarris,
Complet «ur moi... mima quand je veut quitte,
Je fui* là... ne l’oubliée pi*.
Oui, mogittrat qu'un cèle ardent dévore,
Je prend* tel »« « de vau* surveiller kiu*,
Que dan* mon lit, mémo en dormant encore J'ai l'cnil ouvert lur mu»! (lia.}
(Iltorl avec le paysan, Clite firme la parti du fond.)