SCÈNE IV
CLÈTE, BERTHE.
berthe. Ah! ma pauvre Clète, tujBc sais pas tout ce que j'ai souffert depuis une ueure.
clète. Si fait ; car j’ai tout compris : tou billet mystérieux, le besoin des habits de mou frère... Dis-moi, le prisonnier, il y a longtemps qu'il est eu cave ?
berthe Depuis le milieu de la nuit, il est là, ce pauvre jeune homme!
CLfcTE. C’est au milieu de la nuit que tu l’as reçu ?
rektue. Je ue l'ai pas reçu.., j’ai été le chercher.
CLfcTE. Un jeune homme!., un inconnu!. .
berthe. Ce n’était plus uu inconnu pour moi...
CLfcTE. En vérité 1
berthe. Ily a quelque temps, je me trouvais à Hugeu du côté des retranchements où l'ou fait travailler les malheureux prisonniers de guerre. ..
CLfcTE. Oui, j'ai va ça, une infamie, quoi !
ne m'en parle pas; tiens, quaud j’y peuse , j’ai envie de crier aux armes 1
berthe. Je m’étais arrêtée émue de pitié,
* Grosslippe, Jodoque, Berlhs, Cl* la.
*• r.ro4*Hppe, Brrlhe, Clète.
à l’aspect de ces infortunés... tout à coup jYii vois tomber un que la fatigue avait épuisé. .. Je veux aller à lui pour le secourir. .. mais le caporal de garde me repousse et lève sa canne sur moi comme pour me frapper...
Soudain, à mon cri de terreur, celui qui tout à l'heure était sans force, retrouve sou énergie; il s’élance sur le caporal, saisit sa canne et b brise en disant : Tu peux me faire fusiller; mais, moi vivant, je le forcerai bien à respecter celle jeune fille.
CLfcTE. Cristil... c'était crâne I... j’alrae ça... v’ià comme il me les faut!
tltkTSB.
Am : En amour comme en amitié.
Si lu itvai* combien il était beau,
Mon prisonnier dan» *a noble colère!
En l'admirant, un sentiment nouveau,
Qui s'éveillait eu moi, m' rendait heuretwo et (1ère, Depuis ce jour, mon cœur demande nu ciel,
Moi qu’à Daniel on promit dès l’ jeun* âge,
Qu' d'un autre hymen «a bouté me dégage,
Mais ce nV»l pas par amour pour Daniel.
CLfcTE. Au bout du compte... ça t'en fait trois... c’est gentil pour une fille qui va se marier. Mais achève, comment as-tu été prévenue de l'évasion ?...
berthk. Le lendemain... je retournai à Hugeu... il n'éiait pas parmi se* compagnons d’infortune... N'importe, je voulais le revoir; aussi je ne me décourageai pas, et lous les jours je recommençai le même voyage...
Enfin, hier, un de ces malheureux qui avait remarqué ma persistance à me trouver sur le passage des prisonniers, et compris mon inquiétude, parvint à tromper la surveillance du caporal ; il s'approcha de moi et me dit rapidement : Max est au cacluil; on travaille à sa délivrance , mais une fois hors de la forteresse, il ne saura où chercher un asile. ..
Si vous pouvez lui en offrir un... trouvezvous cette nuit dans le bois voisin, à la croix des quaire sentiers, et attendez...
Ai* ; Il eet à loi (Hapdét).
J'âltrniiai* Ut (Jjm.)
La er*inl« au cœur cl l'e*pri< en délire (On voit la porte du caveau e'outrir.)
Tu a’ poui »*v*ir en moi c« qui »' passa
(J/ax tort, écoute let deux femme i. )
Quand j 'entendis de loin m vois me dire :
Êtes-vous là? (6 m.)
DAX, urAevuNl Pair.
Oui, me voilà! .