MONSIEUR ET MADAME FONDOC
Madame Fondoc, d'un air chagrin I son mari.
ZTaon lolo ou qua faire la mine, Ou qoa dorai, ou pa« qoa dire à" rien ; Guétas jpoutaat coument mon tout chagrine. Ça pas honnête, ah ! ça pas di taut bien. Longtemps jadis ou té flambaut con flamme Os té douooot dipi grand boa matin.
M. Fondoc, a?ec tristesse.
2i pa ma bote hélas ma pauvre femme on ja arasé, mon ce gnon fié bitin.
M«s Fondoc, se remémorant.
Mon qoa changé cété gnon jour dimanche, Tini longtemps, cété dans temps Colos : Ou té btnllé belle qnUette Manche Pou poté moins banane et pi cocos.
Hélas ! t*'est gnon bien trials souvinanee Qui qua rappelé en pile z*amoars.
M. Fondoc, tristement.
Uélas ! l'amour aussi qua vini rance L'amoar hélas ! pa qoa dire toujours.
M» Fondoc, rappelant toujours ses «Devenirs.
Dans grand quiambel ou té <ma raidit jambe. Ha fouinqne, ou té qua kalaaia michant, On té faoer, mon cher, en te inmunbe.
lambour ( ou té qnalé bien joliment.
A pouésent, ou lourd tant ton gnon vie rosse, Faut peassé on fart, pou faire ou danser.
M. Fondoc, tristement.
Qoa ou vlé fut, mon qua senti la fosse, Mon nen pépi, cadave à moin bonite.
M»* Fondoc, avec un sourire amer.
Ou té jaloux, ou té bien en colère,
Quand jo té qoa fait satin compliment.
Pou pésonne, ou pas té fié mon té plaire.
Ou jis fonte moin pou fié Fangagnant.
Jodis on pas ce gué ditout en rage
Si mon te qua laissé soldats bo moins. ♦
kU Fondoc, d'un ton de vérité .
Jalousie pas qua tiai dirage
Quand les amours qua feulquant au dédia. »
Fondoc l'animant, avec un peu d'humeur.
Mais tous là qui qua fait moin riproche, Tini belle dm* ou changé con moin.
Bel ti sein ou, qui té plis dur que roche, Apouésent mol con gnon vie mamin ; Bonda ou té con cilà la baleine, Jodi t'est sos, li plate pou toujours.
M«e Fondoc, désolée. x
Na pas dit ça, ça qua fait moin la peine Ça qua fait moin rigretté nos z'amours.
RÉFLEXION DE M. FONDOC.
Ti chanson là qua faire ou vouer Mesdames, Comment ménage <jua tourné gnon jour.
Di lé qua faire ai bien belle flammes, Di fé qua mort, qua ini con Pamour, Avant Mesdames la fouti vieillesse, Vini dolé, couappé sotes à grands coups. Proufité bien di temps di la jinetse, Chongé combien les doux moments sont courts. * On a beau touné, viré sens dissi dissous, Faut absoliment vous vini M malgré vous .
11 sait être satirique avec esprit, et sa verve qui le porte à s'exercer dans tous les genres, lui fait tourner un conte avec une grâce exquise.
Qu'on en juge, D'abord la satire.
;, LE CIMETIÈRE DU FIN-FOND BAILLARGENTj
Gnon jou au souer, c'était gnon jou dimanche.
Dans cimetière fia-fond Baiilarpent,
Mon vouer ia ai gnon^rand pierre blanche,
CaeA rimphephe oi U bien plaisant.
To lé mette: Ici tmigmm femme Qm té mmwi fktèU à nkomme à li.
Tambour ! mon hélé di fond di mon âme, Si non marié, mon yW ça toué ici.
Tool à ofté tombera là gnon jeae homme,
Crêpe au chapean, sérié con gnon gligli,
Té qu'a plére assolimenl tout comme
Gnon moune oui té pede femme à fi.
Lan bouaa eeoésés, cnicbotanf un pouiére,
Li té qua dit : Li cie! li pour témoin,
Non, non, to pas jamais vouer ai la terre
Fanante fidèle autant que cilà moin.
Coté jene homme là, mon faire m pose, Pou mon té mandé li oui grand malher Té rivé li, et ça qui té la cause Autant di larmes et gnon si grand douler. Si mon lé fié, dit-il, gnon femme belle. Pan qua manqué, mon sré pi bien chacher, Haas mon ?lé li con cilà moin fidèle.
Hélas mon pas quelle jamais trouver.
fistouère là, positif, véritebe
2 bien connu et ça bien établi.
ie homme là qui dit ça pas capabc Faire in mensonge là si femme I li.
le défunte, dit-il, lé toujours sage, Fidèle aussi jusqu'au dénié moment :
Li propre soner di jour di mariage Li mort attrite et pi vouéla coument.