‹ La guérison des maladies, romanChapitre 11 sur 19 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

Alors éclatèrent les signes pour ceux-là qui les surent voir, qui ne furent, d'ailleurs, les premiers temps, que quelques-uns.

Temps tranquilles et de répit. Cette Mme Deléglise, cette Mnu Deléglise et quelques autres, point de bruit encore, tout se passait très calmement, Grin lui-même semblait calmé, Grin prêchait, Grin se promenait, et il est vrai qu'il continuait à ne rien faire, mais il avait donné à sa femme tout l'argent qui lui restait, n'étant du reste nullement privé de boire, à cause que les gens l'invitaient pour le plaisir de le faire causer.

Temps tranquilles pour toul le monde, lemps de répit et pour Mm( Grin également; deux ou trois semaines dans le bel été qui s'avançait; deux ou trois semaines aérées, le soleil donnant de bonne heure sur les toits (et cette ligne alors d'en haut les toits, cette ligne du faîte des toits tremble) ; Grin sortant et rentrant sur la pointe des pieds, pas souvent là et qui ne parlait guère, mais ce sourire qu'il avait; et elle si paisible et douce dans son lit, avec, elle aussi, ce sourire.

La seule chose qui marqua le changement qui s'était fait, ces premiers temps, fut les visites, mais le nombre en avait été rapidement en augmentant depuis le soir de la fontaine, quand, les femmes tirant à elles leur seau sur les traverses de fer qui grinçaient, Mélanie Roy et Jeanne Cavin avaient dit :

— Elle a changé de figure!

On avait voulu venir voir, parce que la nature de l'homme est méfiante, parce que c'est un besoin chez lui de toucher et de constater (et tel déjà n'avait pas voulu croire avant d'avoir mis le doigt dans les trous des mains et des pieds); donc on était venu,

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