‹ La guérison des maladies, romanChapitre 9 sur 19 · I.\ (.1 1 RIS! <\ DES MAI.UHI · texte numérisé non relu

I.\ (.1 1 RIS! <\ DES MAI.UHI

— Tll i r .* » s plus soif, lanl mieux pour loi...

C'était BolomeVj l<i loueur de bateaux, qui venait justemeot d'arriver sans que Grin l'eûl aperçu :

— Tu n'as plus soif, tant mieux pour* loi.

Mais le vin esl meilleur quand on n'a p

soif; le bon vin, ça se savoure. Allons boi un verre,

Grin se laissa emmener, sans faire de difficultés. Il disait :

— Elle ne me Ta pas défendu.

Les bruits entraient par les croisées ouvertes et la porte restée ouverte : c'étaient les petits cris de l'essieu des brouettes, comme des oiseaux effrayés, c'était le grand fracas sonore des pierres déversées d'un coup brusque sur le tas, c'étaient des bouts de conversations, des appels, des quintes de toux et dans les moments de silence le chantonnement doux de la vieille fontaine.

Un peu plus tard les Savoyards entrèrent à leur tour, ils sentaient assez fort.

Ils s'assirent ensemble autour d'une table et étalèrent devant eux sans rien dire leurs bras couleur de vieux noyer tout en bosses et en nœuds.

11 y avait n ri petit vieux sec à moustache blanche, il y avait un gros garçon tout rond : c'était celui des vingt-huit jours.

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