HISTORIQUE
« Ses germes, quoiqu’un grand nombre d’auteurs les considè- « rent comme tous identiques, n’ont ni la même virulence, ni « les mêmes réactions thérapeutiques. Il y a des syphilis qui « guérissent seules ou à peu près. Il y en a d’autres qui résis- « tent aux efforts thérapeutiques les plus judicieux et les plus « soutenus. Entre ces deux extrêmes, il y a tous les intermé- « diaires. »
DugaRDIX (cité par BERNARD, Brux. méd., VII n° 49, 7 Oct. 1928, p. 1602) pense que « l’ensemble des phénomènes pathologiques dans lesquels nous reconnaissons et mesurons la virulence de la syphilis peuvent disparaître spontanément et l'effort curateur de l’organisme peut, dans certaines occasions, se montrer aussi parfait que nos plus belles cures thérapeutiques. »
Ch. Aupry, dans un article sur « la guérison spontanée de la syphilis >» (1) estime que « nous ne sommes pas encore en état de résoudre cette question; il faut nous contenter aujourd’hui d’hypothèses et d’impressions.… ». Il croit toutefois ne pas s'éloigner de la vérité en disant que « la syphilis peut guérir spontanément soit dans la lignée, soit chez l’individu ».
Dans un article paru en 1928 dans le Bulletin de la Société de thérapeutique, M. P. CHEVALLIER après avoir examiné tous les critères de guérison concluait : « il est impossible de prouver qu’un syphilitique soit guéri ». Et il ajoutait :
« Est-ce à dire qu'aucun syphilitique ne guérit? Nous avons « déjà noté que certaines syphilis sont naturellement béni- « gnes, et j’ai défendu cette hypothèse que, ici comme dans « beaucoup d’autres infections, le nombre des microbes con- « taminants jouait un rôle capital. Certaines syphilis sont « naturellement si bénignes ave, si elles ne guérissent pas, « elles aboutissent à un état identique pratiquement à la gué- « risOn.
« Pour la majorité des cas, il serait dangereux de compter « sur cette bénignité essentielle. »
En 1931, E. ScHULMANN posait la question : « La syphilis guérit-elle spontanément? » (Phare Médical, n° d'octobre), à propos de l’observation que l’on trouvera plus loin, et concluait : « Nous croyons qu’il n'existe pas une syphilis, mais « des syphilis de virulences très différentes, peut-être selon « le terrain, qu’il en est qui guérissent toutes seules, mais
(1) Bruxelles Médical, 4 année, n° 57, 19 juin 1924, pp. 1025 et suiv.
« qu’inversement certaines ne s’éteignent jamais et exigent « un traitement ininterrompu ».
Enfin, tout dernièrement, M. MiLrAN, au cours d’une conférence (1) à l’hôpital Saint-Louis, étudiait de nouveau le problème du traitement de la syphilis.
LE ne CCE TRE \
() Cf. G. Miciax. Faut-il tr
aiter les syphiliti : due : :
derm. syph. Hôp. Saint-Louis. ypRilitiques à paraître in Arch. clin.