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combinaison possible des facteurs traumatiques, tératologiques et pathologiques à l’origine d’une même luxation. Nous considérons même que ces luxations d’origine mixte sont les plus fréquentes. Certes nous n’aurons le plus souvent pas beaucoup de peine à faire rentrer un cas quelconque dans un des trois groupes énumérés, mais cela tient surtout, nous semble-t-1l, à ce qu'il y a d’une façon presque constante prédominance plus ou moins apparente de l’un des facteurs indiqués.
‘ Et ce qui confirme cette manière de voir c’est la comparaison des classifications et des statistiques d'auteurs différents. Le Damany par exemple admet une casse de lixalions d’origine tératologique. Elle ne correspond ni par la fréquence, ni par la conception de lappeilation, à notre. groupe de luxations tératologiques.
Si nous adimettons qu'une même luxation puisse relever à la fois de deux causes associées, nous nous expliquons fort bien qu’à lexamen du même cas, on trouve des arguments en faveur de deux théories et nous nous rendons compte de la possibilité des nombreuses divergences d'opinions entre les différents auteurs, sur ce sujel.
Dans un autre ordre d'idées, nous pouvons encore tenter d'expliquer pourquoi nous admettons la combinaison possible de plusieurs causes pour produire la même luxation congénitale de la hanche. Sans vouloir identifier les trois origines : traumalique, tératologique, pathologique (ce qui serait l'idéal), nous pouvons faire remarquer aisément qu’elles ne sont pas toujours aussi
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différentes qu’on pourrait penser au premier abord. Nous pouvons montrer déjà quelques relations entre ces causes elles-mêmes.
Si nous réfléchissons un instant, en effet sur Pétendue des faits qu'évoquent en nous des mots comme traumatique, lératologique, pathologique, nous arrivons très vite à nous convaincre que le domaine des uns empiète sur celui des autres.
Dans notre deuxième groupe par exemple il y a atrophie de la cavité cotyloïde, un trouble de développement d'ordre tératologique peut entraîner cette malformation, mais un facteur d'ordre pathologique peut aboutir au même résultat où tout au moins y contribuer. Des lois de pathologie générale (Ollier) ne nous enseignent-elles pas précisement la coïncidence fréquente en un même point (par exemple cartilage en Ÿ) du processus infectienx et du trouble de développement sans que nous puissions affirmer lequel des deux est primitif ?
Nous connaissons d’autre part les cas de transmission par le germe d'infections, de prédispositions à linfection où à tout autre processus pathologique.
Le même {raumatisme ne fracture pas tous les fémurs, ne luxe pas toutes les têtes fémorales, or le facteur individuel pour une Part en cause relève le plus souvent du germe, de la qualité du germe.
Les Juxations (raumaliques s’accompagnent fréquemment d’arthrite du même nom, ou bien d’arthrite AE secondaire, Le facteur pathologique n’est-il pas alors aussi en cause ?
Une cavité cotyloïde vide (éloignement de la tête
fémorale réalisé par le traumatisme) ne se développe plus normalement, s’atrophie. Mais dans les mêmes conditions tous les cotyles ne s’atrophient pas au même degré. lei encore, combinaison de deux causes.
On voit par ces exemples, combien sont étroits en réalité les rapports entre des causes qui nous paraissent différentes. C’est pourquoi nous admettons l'association très fréquente de deux ou trois origines pour une même luxation. Pour citer des fauts plus précis à l’appui de cette théorie, nous trouvons dans l'observation de Drehmann rapportée page 28 un exemple typique d’un cas de luxation congénitale à la fois traumatique, tératologique et pathologique.
Il est très difficile dans des cas semblables, toutefois exceptionnels, de classer la luxation dans un groupe plutôt que dans un autre.
Mais nous tenons maintenant à faire remarquer que cette manière de comprendre les choses n’enlève absolument rien à la valeur et à l’utilité de la classification adoptée qui nous parait la meilleure tant que nous n’aurons pas découvert la cause unique de toutes les luxations congénitales. Car dans presque tous les cas il y a prédominance de symptômes qui nous permettent de faire rentrer sans peine la luxation dans un de nos groupes. Nous estimons que l’on peut trouver des cas typiques ne relevant que d’une seule cause mais ils doivent être rares.
Hérédité dans les laxations congénitales de la hanche. — Tous les auteurs ont remarqué que la luxation congénitale de la hanche est une affection fami-