III. — Contre les prêtres
1° « A bas le catholicisme ! Mort aux prêtres! »
Ces malédictions impies et homicides, c'est M. Grondijs qui les a entendues jaillir de la soldatesque allemande, au passage des prêtres qu'on traînait en captivité ou qu'on
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poussait au martyre. Elles synthétisent le caractère antireligieux de cette invasion. Je n'ai pas besoin de rappeler ici de quels témoignages multiples, autorisés, concordants, cette explosion de haine est confirmée.
En Belgique comme en France, on a signalé partout l'obstination des envahisseurs à s'emparer des ministres du culte, à les abreuver d'injures et de mauvais traitements, à les assassiner sous le moindre prétexte. « Les membres du clergé, résume en deux mots le deuxième rapport belge, semblent devoir être spécialement l'objet de leurs attentats. » M. Nothomb souligne : « Comme otages, les Allemands recherchent particulièrement les prêtres. Comme jouets et comme victimes, ils les recherchent encore. » Et M. Grondijs, de son côté : « Les prêtres sont particulièrement insultés par les soldats. » Parmi les détails dont l'impartial professeur hollandais appuie cette affirmation, rien de plus significatif que les arrestations arbitraires opérées à Louvain. J'y reviendrai. Mais je note immédiatement, comme un symptôme de la « prêtrophobie » allemande, que, dans la cohue des fu}rards échappés ou chassés de la malheureuse ville, les ecclésiastiques étaient retenus sans enquête et qu'aux réclamations de M, Grondijs, un officier répondit que l'ordre était donné d'arrêter tous les prêtres.
Cette persécution était préméditée et ourdie de longue main. Les soldats allemands, — leurs carnets le démontrent avec surabondance, — avaient été saturés de calomnies révoltantes et absurdes contre le clergé catholique. Non seulement on les avait prévenus contre les prêtres, en prétendant que ces derniers fanatisaient les populations ; mais on leur avait dépeint ces hommes de Dieu comme des êtres fourbes, cruels, ivrognes, immoraux. « Tandis qu'ils boivent, écrit servilement le mousquetier Franz Schmiedt, ils entretiennent leurs gens dans l'ignorance, ils leur défendent de lire et d'écrire ; à partir de huit ans, les enfants doivent travailler ; la prostitution est très grande,
frères et sœurs vivent comme mari et femme, et, en plus, les femmes se prostituent encore autre part. La femme jouit de tous les droits, l'homme n'a rien à dire. Et cependant, ces gens ne sont pas si cruels qu'on le dit. Ils sont seulement obéissants aux prêtres. »
Ni à la vertu des prêtres belges, ni à l'intelligence de mes lecteurs, je ne ferai l'injure de discuter ces folies venimeuses. Il me suffit de noter que ces préventions, perfidement entretenues, les soldats allemands les ont apportées chez nous comme chez nos voisins. En France comme en Belgique, au témoignage de l'évêque de Nancy, les prêtres « ont été injuriés, maltraités, entraînés dans une douloureuse captivité ; plusieurs ont été fusillés et quelques-uns après de grandes souffrances ». Observation concordante, au diocèse de Saint-Dié. Et, à Soissons, l'évêque enregistre la déclaration d'un officier allemand qui, parlant au curé d'Arcy-Sainte-Restitute, avoue que ses compatriotes se méfient surtout des prêtres.
Puis-je, à ces dépositions, ajouter un souvenir personnel ? J'entends toujours l'abbé Sueur, curé de Villers- Saint Frambourgt, au diocèse de Beauvais, échappé par miracle aux griffes allemandes après la mort de son compagnon de supplice qui avait péri sous les mauvais traitements, me dépeindre, encore frissonnant, la rage avec laquelle ses geôliers montraient le poing au « pastor catholik », refusaient sa part de médiocre pitance au « pastor » et enfin, refoulés de la Marne et furieux de leur défaite, frappaient le prêtre, en hurlant: « C'est la faute au pastor. »
2° Mauvais traitements.
Les prêtres sont de préférence arrêtés comme otages, a constaté M. Nothomb. Et les proclamations de l'envahisseur corroborent ce témoignage. A Grivegnée, la menace affichée sur les murs prescrivait : « Comme otages, sont
placés en première ligne les prêtres, les bourgmestres et les autres membres de l'administration. » C'est la consigne ; elle est exécutée en France aussi bien qu'en Belgique. A Saint-Dié, spécifie l'évêque, un placard allemand portait cette injonction : « Seront responsables : le curé, le maire, l'instituteur. »
C'est une méthode générale. Pour impressionner le peuple, on s'attaque à l'autorité, fût— elle sacrée par l'âge et l'onction sainte. A Louvain, Mgr Ladeuze, recteur de l'Université; à Reims (en l'absence du cardinal, retenu au Conclave), Msr Neveu, évêque auxiliaire; ailleurs, comme à Saint-Dié, comme à Tournai, le pasteur du diocèse. Heureux, quand ils échappent à l'emprisonnement, aux vexations humiliantes et cruelles, à la captivité dans les forteresses allemandes! Hélas! trop souvent, ces souffrances leur sont réservées. Il n'est point de diocèses envahis, qui n'aient payé ce tribut à l'agresseur. Le cardinal Mercier le dénonce avec une douleur éloquente et gémit sur ses « nombreuses paroisses privées de leurs pasteurs ». L'évêque de Verdun déclare que, parmi ses prêtres, une quarantaine ont été entraînés dans les prisons d'Allemagne. La Semaine religieuse de Nancy en désigne nommément seize, — ceux qui ont pu donner de leurs nouvelles ! Partout, les mêmes plaintes et les mêmes accusations.
Et quel calvaire, en général, que cette incarcération brutale et lointaine ! Injures et mauvais traitements se renouvellent à chaque pas. A Aerschot, par exemple, au témoignage du 5e rapport officiel, une trentaine d'ecclésiastiques, enfermés plusieurs jours dans l'église, y ont été laissés sans autre nourriture qu'une ration dérisoire de pain aigre. Puis, ce fut, pour la plupart d'entre eux, Y expédition par delà les frontières. « Nous avons expédié 300 Belges en Allemagne, écrit allègrement l'un des bourreaux ; parmi eux, se trouvent 21 curés. »
Ah! ce voyage, au milieu de la cohue, sous les baïonnettes ennemies! Tantôt la marche exténuante, où l'on voit des
vieillards, comme le curé de Hérent, rouler dans le troupeau, sur les bras de ses paroissiens. Tantôt, pour des journées entières, l'embarquement dans des wagons à bestiaux, que les chevaux viennent de salir et qui ne contiennent plus une planche où s'asseoir. Les ecclésiastiques y sont, bien entendu, l'objet d'uu traitement de faveur. Ecoutez la déposition d'un vieux prêtre de Rotselaer, — un de ceux qui ont pu revenir : « Je suis placé à la porte ouverte, bien en évidence pour recevoir les injures ; c'est surtout aux prêtres qu'on les adresse Nous arrivons à Aix-la- Chapelle à trois heures de l'après-midi. Pendant une heure, les militaires viennent nous insulter et nous menacer. Un officier vient cracher à la figure du curé de Rotselaer... »
Et parfois, cependant, l'arrivée fait regretter la route. Il est des camps de concentration qui ne sont que d'abominables et dégoûtantes géhennes. Le ÎO rapport belge a recueilli les déclarations d'un prisonnier qui fut relâché bientôt comme sujet mexicain, après avoir vécu dans un grenier où s'entassaient 650 malheureux, dont six prêtres. « Réveillés à coups de bâton accompagnés d'injures, ils sont conduits dans la cour de la caserne. On leur met une inscription sur le dos », comme à des bêtes à vendre ou des forçats à transporter..., « à midi, on leur donne un bol de soupe. Les punitions sont le cachot et l'exposition pendant plusieurs heures au pilori, sans compter les injures et les coups de bâton et de crosse. Le logement est insalubre... » Et vous entendez bien que le caractère sacerdotal ne vaudra pas aux prêtres, plongés dans cet enfer, un sort moins pénible. Au contraire, remarque M. Nothomb, là comme ailleurs, ils « sont insultés plus que les autres » ; quelques-uns «• sont brimés, n'ont jamais l'autorisation de dire la messe » : deux d'entre eux, attachés dans la cour de la caserne, y sont frappés par les soldats....
Réprimons cependant notre colère et revenons au point initial du voyage, à l'incarcération ! Nous n'avons pas exprimé, du premier coup, tout ce qu'elle contient d'hor-
reur ni toute la puissance d'accusation qui en jaillit spontanément contre les bourreaux. Les procédés d'arrestation varient à l'infini. Les curés de Roncy et de Maizy, du diocèse de Soissons, déclare M?r Péchenard, sont arrachés brutalement de leur chambre et poussés sous la menace des revolvers. L'abbé Vilbert, curé de Lesbœufs, au diocièse d'Amiens, a raconté, dans le Messager de la Somme, comment il fut brusquement saisi, sur la place de la commune, au chevet des blessés qu'il secourait. D'ailleurs, pas plus que la Croix-Rouge au clocher de nos églises, le brassard des ambulances au bras de nos prêtres n'est une protection contre la violence ennemie; parfois même, on dirait qu'il excite la colère des envahisseurs, comme s'ils éprouvaient double jouissance à persécuter à la fois, dans le même homme, la religion qui soutient l'âme et la charité qui soulage le corps. « Le 19 août, constate le 7e rapport belge, des ambulanciers, porteurs de costumes ecclésiastiques, revêtus du brassard de la Croix-Rouge, ont essuyé des coups de feu de la part des troupes allemandes à Aerschot, alors qu'ils ramassaient des blessés et bien qu'ils eussent montré leurs insignes. L'un deux a ensuite été brutalisé toute la journée à l'hôpital alors qu'il soignait les blessés... Le 28 septembre, une voiture d'ambulance hippomobile contenant un médecin auxiliaire, un aumônier brancardier, ainsi que le conducteur, a été l'objet du tir systématique des Allemands : ils ont été tous trois gravement blessés. » Et M. Nothomb ajoute, à ces deux exemples, le cas de dix-sept Pères de Picpus arrêtés à Aerschot, auprès des blessés, pour être expédiés en Allemagne.
Si la charité ne trouve pas grâce devant cette poursuite impitoyable, à plus forte raison ni la dignité, ni la vieillesse ne seront épargnées. Les généraux allemands n'hésitent pas à mettre aux arrêts, dans sa demeure, comme un sous-lieutenant qui aurait violé la consigne, un prince de l'Eglise qui a rempli les devoirs de sa charge. Ils ne craignent pas d'arrêter l'évêque de Narnur, en pleine rue,
devant sa cathédrale. Ils ne rougissent pas de maltraiter odieusement, dans la personne du vénérable évoque de Tournai, l'autorité de l'épîscopat, la faiblesse de la maladie et l'auréole des cheveux blancs. Mgr Walravcns, attestent les témoins contrôlés par les enquêteurs officiels, « fut emprisonné à Ath pendant cinq jours, dans un local infect, n'ayant qu'une paillasse comme li!, et sans autre nourriture que celle que des personnes dévouées venaient spontanément lui apporter... Un soldat même donna un coup de poing dans le dos de l'évêque pour le faire avancer plus vite ». Et M. Mélot assure, en invoquant la déposition d'un homme qui soutint l'héroïque prélat dans ces heures cruelles, « que c'est à coups de crosse dans les reins qu'on le fit marcher ». On sait que le malheureux évêque ne put se relever de ces avanies meurtrières. Sa santé déjà chancelante n'était point de force à résister à ce traitement barbare, ni aux vexations qu'on devait renouveler contre lui. Quelques mois plus tard, il expirait, sans avoir vu se lever l'aurore de la revanche, ou plutôt du châtiment. Mais le tombeau de cette grande victime est de ceux qui crient vers le ciel.
Combien d'autres vieillards ont été le jouet de cette frénésie sans pudeur ! Déjà j'ai montré le curé de Hérent traîné lamentablement sur la route. De la foule des attestations, M. Mélot évoque, à ses côtés, les vieux curés d'Yvoir et de Saint-Géry : le premier, poussé devant les troupes, écrasé sous le faix des havresacs et bourré de coups de crosse ; le second, arraché de son lit à quatre heures du matin et forcé de courir en pantoufles ( « devant les soldats qui l'injuriaient et lui tenaient littéralement l'épée dans les reins ». Mais les pires bourreaux de vieillards, ce furent assurément ces misérables que l'évêque de Soissons nous dépeint, traînant le curé de Cuffies sur le champ de bataille et contraignant ce prêtre de 84 ans à relever les blessés sous les balles.
C'est, d'ailleurs, une de leurs prudences et peut-être une
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de leurs jouissances, que d'exposer les prisonniers civils au feu de l'adversaire. Ils ne voient, dans cette barbarie directement contraire aux conventions internationales et à la plus simple humanité, qu'une ingénieuse ruse de guerre. C'est « une bonne idée », souligne avec une prodigieuse inconscience le lieutenant Eberlein, en communiquant aux Munchrier Xeueste Nachrichten un récit de l'occupation de Saint-Dié. Ce récit, complaisamment publié par le grand journal allemand, a été reproduit par M. Joseph Bédier qui, à côté de la traduction, a donné la photographie du texte accusateur. Donc, le lieutenant Eberlein a une bonne idée: « Nous avons arrêté trois civils... ; on les campe sur des chaises, et on leur fait comprendre qu'il leur faut aller s'asseoir sur ces chaises au milieu de la rue. Supplications d'une part, quelques coups de crosse d'autre part. » Le cynique officier remarque, en ricanant, que ses victimes avaient l'air de prier ; puis il ajoute avec satisfaction : « Le moyen est d'une efficacité immédiate. Le tir en enfilade dirigé des maisons sur nous diminue aussitôt. » Le bourreau en uniforme se félicite, à la fin, d'avoir eu des imitateurs ; un autre régiment voisin s'est servi du même procédé : « Les quatre civils qu'il avait fait asseoir dans la rue, conclut-il avec insouciance, ont été tués par des balles françaises. »
On devine que les ecclésiastiques ont souvent fait partie des civils condamnés à ce jeu cruellement lâche. A Hérent, dit le 7e rapport, les curés de Wygmael et de Wesemael, précédant un troupeau d'habitants, ont dû marcher devant les troupes. Et le 10e ajoute que, dans une commune du Borinage, au bord de la Sambre, un groupe de civils fut poussé contre les Français qui voulaient passer la rivière. « Il y avait, parmi eux, le frère directeur des Écoles libres, âgé de soixante-quatre ans, et trois religieux plus jeunes. » M. Xothomb en signale d'autres exemples, en particulier celui de Bioul, où trois brancardiers, dont les abbés Piérard et Patron,
« sont saisis pour servir de bouclier à l'ennemi pendant un combat à Namur : les deux prêtres sont tués ». A Tirlemont, c'est un aumônier militaire, l'abbé Spot, qu'on expose au feu des soldats dont il était l'apôtre. En France, la « bonne idée » du lieutenant Eberlein a germé dans bien des cervelles germaniques. A Mouzon, notamment, d'après un témoignage enregistré par VEcftiir, ce fut le curé entouré de ses paroissiens qui dut ainsi protéger l'envahisseur ; et quelques-uns de ces otages ayant tenté de prendre la fuite, les Allemands les tirèrent au vol. M. Grondijs avoue que, la première fois qu'il entendit parler de ce moyen de défense, il ne put croire à une telle monstruosité : « Depuis, poursuit-il avec mélancolie, nous avons eu l'occasion de nous accoutumer à des faits semblables. »
L'impartial écrivain fournit encore une contribution précieuse à l'histoire des sévices exercés contre le clergé catholique, en confirmant et en précisant les cruautés systématiques de Louvain. Car ce n'est pas seulement dans ses édifices anéantis, c'est aussi dans ses prêtres outragés que la grande cité universitaire a été punie d'avoir forgé au peuple belge une âme d'acier contre l'injustice.
Ce fut en masse, en débandade affolée, que les habitants de Louvain se virent contraints d'abandonner précipitamment leur ville en proie aux flammes et au pillage. « Vieillards, femmes, enfants, malades, aliénés colloques, religieux, religieuses, affirment les témoins, furent chassés brutalement sur toutes les routes comme un troupeau. » Et, dans cette cohue, le nombre fut si grand des ecclésiastiques odieusement maltraités, — 90 au moins, déclare M. Grondijs, — que l'écrivain protestant se demande : « N'est-on pas porté à croire que, dès le commencement du sac de Louvain, un mot d'ordre fut donné contre tous les prêtres ? »
Cet exode, opéré en plusieurs groupes, dont chacun pourrait écrire sa lamentable histoire, atteignit un tel
degré de misère que « plusieurs, atteste le rapport, moururent en route; d'autres, parmi lesquels des femmes et des enfants qui ne pouvaient suivre, ainsi que des ecclésiastiques, furent fusillés ». Quelques prêtres étrangers, pris dans ce torrent humain qu'endiguaient brutalement les baïonnettes allemandes, y partagèrent les angoisses de leurs frères de Belgique. L'enquête officielle a enregistré le fait. M. Grondijs en rapporte ainsi les détails : « Le père Catala, recteur de la maison des étudiants espagnols, et un autre (Espagnol également) dont j'ai oublié le nom... habitaient près de la bibliothèque. Lorsqu'elle fut incendiée, ils se sauvèrent dans la rue, où ils furent tout de suite arrêtés en compagnie d'une quarantaine de personnes. Ils passèrent la nuit gardés à la gare et furent, le lendemain matin, emmenés avec une compagnie qui marchait vers l'Ouest. Les deux Espagnols eurent beau montrer leurs papiers : les officiers n'y prêtèrent aucune attention. Ils reçurent nombre de coups de crosse dans les reins. Ensuite, au milieu du jour, les officiers annoncèrent qu'ils seraient fusillés. Ils leur accordèrent la permission de se confesser mutuellement, leur firent bander les yeux et les mirent contre un mur. Tandis que les deux prêtres récitaient leurs prières, les coups de fusil retentirent. On avait tiré en l'air. Les soldats riaient aux éclats. Les deux vieux ecclésiastiques en furent quittes pour la peur. » Cependant, malgré leurs réclamations, l'ennemi ne voulut point relâcher les deux otages espagnols; ils ne durent leur délivrance qu'à la soudaine intervention d'une troupe de soldats belges. Le droit des gens n'avait pas suffi à les protéger ; c'étaient des prêtres !
Deux autres ecclésiastiques étaient roulés également dans ce troupeau, que leur illustration, leur dignité, leur science auraient dû garder contre la sauvagerie des envahisseurs : Mer Ladeuze et le savant chanoine Cauchie. Sans les démarches admirablement généreuses et obstinées de M. Grondijs, on n'ose conjecturer ce qu'eût été la fin de