‹ La guerre allemandeChapitre 20 sur 59 · LA FIN DE · texte numérisé non relu

LA FIN DE

L’aûQée 1913 avait donc été bonne pour les pangermanistes. Une mobilisation en pleine paix, une activité nouvelle et inconnue jusque-là à l'extérieur, s’exerçant même au risque de heurter les droits acquis des autres nations, un renouveau effrayant des plus dures théories étatistes, ne formaient que les résultats les plus apparents qu’il eût obtenus. Au sud de l’Europe, T Autriche-Hongrie, qui ne sû soutenait que par son adossement à l’Allemagne, se préparait à porter par procuration le défi que sa faiblesse lui interdisait de soutenir seule.

Le bloc germanique, battu et martelé jusqu’à la cohésion la plus parfaite, chauffé à blanc, se trouvait prêta entrer en fusion pour se répandre en flots irrésistibles et dévastateurs sur l’Europe. Mais quel événement, quelle volonté devaient élever suffisamment la température pour amener cette fusion? Personne ne pouvait encore le prévoir, et l’anxiété haletante des peuples devait connaître encore six mois d’alternatives discontinues, six longs mois pendant lesquels la diplomatie impuissante allait s’épuiser à élever ses fragiles barrières autour du fléau prêt à submerger la civilisation.

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