‹ La guerre allemandeChapitre 36 sur 59 · lùid., ]>ièce n · texte numérisé non relu

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k 3 juillet, après la cérémonie funèbre, M. JovaDovitch S6 rend au Ballplatz où il est reçu non par le comte Bercht()[d, mais par le baron Macchio, chef de section. Les sttiiques de la presse contre son pays ne peuvent le laisser indifférent. S’il est vrai que l’auteur de l’attentat soit de race serbe, tout le peuple serbe et le royaume de Serbie le sont pas coupables pour cela, et on ne peut pas les accüser CDîume on le fait à présent*

.Hais le baron Macchio reste dans l’équivoque favorite delà diplomatie autrichienne ;

— Personne, dit-il, n’accuse le Royaume, ni le gouver- Bernent serbe, ni tout le peuple serbe. Nous accusons seulement cewar gui enlretiennent les projetspame^'beset qui Mmüknt à leur réalisation^.

JI. Jovanovitch ne peut tirer aucun autre éclaircisseffientdeson interlocuteur qui, visiblement, répète un mot dordra. L’essentiel pour le gouvernement austro-hongrois (St de se maintenir sur une absolue réserve jusqu’à ce que IMileté de ses magistrats instructeurs lui permette detendre l’inculpation, en cercles centrifuges, jusqu’au fûmtqu’il jugera favorable à sa politique. Et justement, (jour même ou cette conversation se tient au Ballplatz (nouvelle se répand à Vienne que de nouvelles arreslatasont eu heu en Bosnie, que Princip et Cabrinovitch M des aveux complémentaires : c’est à Belgrade qu’ils .01 e et préparé leur crime ; un ancien lieutenant «ro-hongrois, aujourd’hui attaché au chef d’état-maior »rbo, Hüan Pibntchevitch, qui est aussi secrétaire de teociation panserbe « Narodna Odbrana », les mit en rapport avec un comitadji qui, à son tour, par ses intelli- ' ms avec l’arsenal de Kragoujevatz, leur permit de se explosifs, des revolvers et, aussi, du cyanure I potassium pour se suicider après l’attentat.

f Ibid., pièce m \2.

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Cette sombre histoire de brigands, adaptabon iTiûderüe| \ ^ des drames qui illustrent depuis des siècles Thistoiie dei

VAutriehe, est acceptée sans contrôle par Fopinion austr^ allemande. Que Milan Pibritchevitch appartienne hï'ékû major ou lui soit étranger, que ses fonctions le mettenlflii ï non en mesure de rendre aux assassins les servicesdoiil j ils ont parlé au magistrat, peu importe M L’essentiel c’esi; que la « Narodna Odhrana ?) soit mêlée à rafîaire et qi«| par elle on puisse inculper tel ou tel fonctionnaire serteÿ ^ avec d^autant plus de sûreté que. l’association étant secrèlt,^ on peut lui attribuer tous les adhérents utiles à la cause, ; Il n'y a qu’à laisser vagabonder Timagination populaire! s’égarer la presse, sans apporter aucune rectilicaüoiL Lorsqu’on jugera le moment opportun, on interviendrî, ; En attendant, on multiplie à Vienne et on fait donner» J

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Berlin, des assurances apaisantes, cf Le gouvernemental!e-j mand, télégraphie M. de Manneville après avoir n M. Zimmermann, ne parait pas partager les inquiétuè qui se manifestent dans une partie de la presse aliemuûdi an sujet d’une tension possible des rapports entre Icsgott! vememeols de Vienne ei de Belgrade, ou du moins üdi veut pas en avoir l’apparence^.

Tactique organisée ou prudence instinctive, celted« réserve et ces demi-réticences ne cessent point vite.

Le 4 juillet, le vieil empereur Françuis^oseph rompU silence. Il écrit au comte Stnrgkh, président du Conseil al Autriche, au comte Tisza, président do Conseil en Hongm; et à M de Bilinski, ministre commun des Finances, adinK nistrateur de Bosnie-Herzégovine, une lettre on ü éfCN[Bt en termes émouvants ses malheurs passés et le drame sa*-

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