‹ La guerre allemandeChapitre 38 sur 59 · Lwre Blanc aHénitiiid, préface. W · texte numérisé non relu

Lwre Blanc aHénitiiid, préface. W

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GAMPA^iNK DE PRESSE

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â'est fait entre les deux éléments do bloc germanique sur les termes précis de la sommation à adresser k la Serbie.

Or, les événements survenus du 10 au 20 juillet montrent que cette entente doit être située entre ces deux dates.

Le 14 juillet, tandis que Belgrade célèbre les obsèques de M. de Hartwig, le comte Oerchtold lient une longue conférence avec les comtes Tisza et Sturgkh et M. Burian. M. Jovanovitch signale a son gouvernement la part prise parles cercles allemands, c'est-a dire par M. de Tschirsciisky, ambassadeur d’Allemagne, à la campagne antiserbe dela/Vâwe Freie Presse : ccGe journal, mande le diplomate serbe* est toujours animé d’un esprit antiserbe k outrance. La iŸeu& Freie Presse qui a assez de lecteurs et d’amis dans les hauts cercles financiers et qui, lorsqu’il le faut* écrit suivant les instructions du Bureau de la presse de Vienne, résume f alTaire en quelques mots : « Nous devons régler nos a/faires avec la Serbie par la fo 7 "ce des armes ; îV est évide7ié qu'ü n'est pas possible d'y arriver par des moyeiis pacifiques. El puisqu'o n ai^rivera à la guerre plus tard, il vaut ntieua) en finir loul de stiüe y ^

Et M. Jovanovitcti, qui connait bien les relations existant entre la haute finance et le gouvernement, signale avec raison comme un symptôme défavorable la forte baisse qui s’est produite le jour même k la Bourse de Vienne.

Le lo juillet, M. Poincaré part pour la Russie. Le comte Tisza prononce a la Chambre hongroise un discours modéré. Le cabinet de Vienne continue k garder le silence, olïïciellement. Mais les indices défavorables ne manquent pas. La Neue Freie Presse poursuit sa campagne de violence. Le gouvernement italien prend une mesure militaire importante: il appelle la classe de lbî91, cadres compris, soit environ lüÛ.ÜOO hommes.

l. JAvre Bleu serbe, pièce n* 22.

Kët-cü a celte date précise du 15 jaillet ou autour d’eile, qu'il faut situer Paccord eutre le parti de la guerre eo Autriche et le même parti eu Allemagne ? Peut-être. Oaa ditj non sans vraisemblance, que les deux chefs d’étatmajor des empires alliés s'étaient rencontrés en Bohême^, que le comte Berchtold avait eu, dans une ville d’eauï allemande, une entrevue secrète avec M. de Jagow^ Aucune de ces versions ne peut être établie; mai^elles sont toutes deux plausibles et dans la tradition austro-allemande et triplicienne* A Berlin, M. de Jagow, homme ’ médiocre et sans personnalité, doit son portefeuille m parti militaire, à la coterie du prince impérial; à VieDne^

M. de Tchirschsky est le plus violent protagoniste de la campagne antislave. Une conjuration savamment ourdie, un « acte d énergie allemande >3 soigneusement concerté, au milieu d une Europe distraite et qu'ils croient affaiblie, n'est-ce pas dans leur mentalité ? La France ne s’attarde’ t-elîe pas toujours à de mesquines querelles de personnes? En Angleterre, 1 Irlande en armes ne prépare-t-elle pas toujours la guerre civile, tandis qu'en Russie, des grèves compliquées d attentats paraissent à l'observateur superficiel impliquer une forte décomposition intérieure? M, Poincaré et Je kaiser en mer, quel moment favorable à de souterraines manœuvres contre la paix î i

Au demenrant, quoi qu'il en soit des circonstances dans i lesquelles 1 entente s'est établie entre Vienne et Berlin \ [ pour une action é^ie^'gique contre la Serbie, ce qui ne ) paraît point discutable c'est que du 10 au 20 juillet, cett« * f

1. Auguste Gauvain : Les origines de la guerre européemie, p. 84.

h correspondant à Rome pendant

Parisien et du Petit Marseillais qui a donne ceUe version dans le Petit Marseillais du ü mars iyi5. M. Boudonresque, on e témoignage ne saurait être mis en doute^ avait leçti ce suje les egnOdences de Naby bey, ambassadeur de Turquie i rtome, son ami, lequel connaissait à son tour ce détail par une cir^ culaire de son gouvernement.

« iîAllDE A »

entenle est devenue plus intime, plus complète. Le IG, en elfet, M- de Jagow dit au ministre de Serbie à Berlin la croyance du gouvernement allemand au complot panserbe^- Le 19, un point précis de Taccord est public: Je bloc germanique n’admettra point de tiers entre lui et la Serbie, Gazette de rAllemagne du IVord écrit ; « L’inrêt solidaire de TEurope qui, jusqu’à présent, s’est manifesté dans le maintien de la paix pendant la longue guerre balkanique, fait désirer que les explications entre l’Âutriche-Hongrie et la Serbie demeurent localisées » ^

Le juillet^ au moment où M. Poincaré débarque à Cronstadt, une très forte baisse se produit à la Bourse de Berlin. Les fmanciers qui, par leurs ordres de vente, Tont amenée, doivent être bien renseignés. Le jour même en effet, le gouvernement allemand prend des dispositions qui s’accordent avec les mesures préliminaires de la mobilisation: un rapport du docteur Morgan au ministre de la Guerre français signale que des dispositions sanitaires ont été prises en vue d’une prochaine concentration ^ et le lendemain M. Jules Gambon donne un avis plus précis encore, qui doit bien avoir mis vingt-quatre heures pour lui parvenir à lui-même : « li m’a été assuré d’ailleurs, mande l’ambassadeur de France à Berlin, que, dès maintenant, les avis préliminaires de mobilisation qui doivent mettre l’Allemagne dans une sorte de «garde à vous»

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