‹ La guerre allemandeChapitre 39 sur 59 · Lhi'ù Bleu serbe, pièce · texte numérisé non relu

Lhi'ù Bleu serbe, pièce

2. Voici une autre preuve de la conscience qu'on avail, dans certains müieus:, dès le IG juillet, de la gravité de la situation : à cetto te, le marquis Pallavicini, ambassadeur d'Autriebe-Hongrie à Güoslantiaople, avait déjà mis le gouvernement ottoman au courant de la démarelie qui serait faite à Belgrade. Plusieurs lûinistres ottomans en avaient parlé à des diplomates et à des Journalistes. Ce fait est très connu de tous ceux qui ont vécu à Gonslantuitiple à cebe époejuc.

Le Petit Parisien du 10 janvier 1913. Cité par M, P. Saintyves, fums son livre : Les respo7isaàüilée dans la f/uerre de ifH/t.

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pendant les époques de tension, ont été adressées ici auj classes qui doivent les recevoir en pareil cas. C’est là uae ' mesure à laquelle les Allemands, étant donné leurs habi. tudes, peuvent recourir sans s’exposer à des indiscrélioai et sans émouvoir la population

Lors donc que, le 21 juillet, M. de Jagow affirme ag ministre de Serbie et à M. J. Gambon qu’il ignore « abaolumenl le contenu de la Note » que le gouveroemegl austro-hongrois s’apprête à faire remettre à Belgrade*, oi i est autorisé à tenir pour acquis qu’à tout le moins ilj'oti sur les mots. Le secrétaire d’Etat n’a peut-être pas eucoanaissance du texte même du document, mais il est fixé sut l’essentiel des exigences du cabinet allié. La Gazette it Francfort^ dont le correspondant à Berlin, M, Stein, es! un des confidents de la Wiihelmstrasse, a un sursautd( bon sens qui révèle une information singulièremeni sûre: elle jette un cri d’alarme et supplie l’Autriche di ne point consommer « la folie » qu’elle projette. Ai demeurant, deux jours après, et avant que la « folie» ait pu être connue officiellement, M. Allizé, ministre di France à Munich mande à M. Bienvenu-Martin, ministn des Affaires étrangères par intérim : « Le président dg Conseil m’a dit aujourd’hui que la note autrichienDe, dont ü avait connaissance, était, à son avis, rédigé dans des termes acceptables pour la Serbie, mais pt la situation actuelle ne lui en paraissait pas moins tife sérieuse^ ».

Ainsi les assurances apaisantes que les diplomate * autrichienne et allemande prodiguaient officiellemenlB ’ peuvent être tenues que pour ce qu’elles étaient en effet; des moyens d’endormir la méfiance de l’Europe.

d. Livre Jaa?ie^ pièce n° 13, 2» Ibid.t pièce n* 15,

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