‹ La guerre allemandeChapitre 40 sur 59 · îbid., pièce · texte numérisé non relu

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Le jeudi 23 juillet l’empereur Guillaume K poursuit sa croisière ; M, Poincaré est loiijonrs eu Russie avec M. Viviani, président du Conseil, ministre des AlJaires étrangères, qui s est fait accompagner du directeur politique ; en Serbie, M. Pachitch, retenu à l’intérieur du pays parla campagne électorale, s’est fait suppléer à la présidence du Conseil et aux Affaires étrangères par M. Patchon ; JL Schébéko, ambassadeur de Russie à Vienne, confiant dans les propos rassurants qu’on lui avait tenus, est parti ■ su congé ; M. Descos, ministre de France à Belgrade, grarenient malade, a laissé la gérance de la légation à" un chargé d affaires; M. Iswolsky est à Saint-Pétersbourg, Jl.Sverbeief, son collègue à Berlin, également; le généralissinie serbe Putnik est aux eaux de Gleichenberg, en Autriche. En revanche, par une coïncidence curieuse, iousles ministres d’État et tous les chefs de missions diplomatiques allemands et austro-hongrois sont à leurs postes.

A six heures du soir, le baron Giesl, ministre d’Aittrichc-Hongrie à Belgrade se présente au palais de la Présidence du Conseil et remet, d’ordre de son gouvernement, à Jt. Patchou, la note dont le mystère tient l’opinion publique européenne en haleine depuis vingt-cinq jours.

Ce défi du bloc germanique au slavisme et à l’Europe ne sera jamais trop répandu. En voici le texte in extenso :

U 31 mars lt) 00 , lo ministre de Serbie à Vienne a fait, d’ordre do son Gouvernement, au Gouvernement impérial et rovai la déclarawn sinvaiilc :

Serbie reconnaîl quelle n'a pas étéaUeinle dans ses droUs par fait accomph créé e?t Bosnie-Herzégovine el quelle se conformera WMer/iierU fi telle décision que les Puissances prejtdront par

ppei a ai ticle XXV du Trailé de Berlin. Se rendant aux conseils la Serbie s'engage dès à présent à abandonner J J. ^ piotesiation el d opposition qu’elle a observée à Végard l'iittiomne dernier et elle s’engage, en outre, à Monîer le cours de sa politique acluelle envers l'Autriche-Hongrie i\gadir-?ariijcvu. j o

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pour vivre désormais avec celte dernière sur le pied d’un bon i-ok sinage.

Or* Tîïistoire des dernières années et notamment les événementj douloureux du 28 juin ont démontré rexistence en Serbie d’m mouvement subversif dont le but est de détacher de la Monarchie austro-hongroise certaines parties de ses territoires* Ce mouvemeDt, qui a pris jour sous les yeux du Gouvernement serbe, est arrivé manifester au delà du territoire du royaume par des actes de terrerisme, par une série d'attentats et par dos meurtres*

Le Gouvernement royal serbe, loin de satisfaire aux engagemenij formels contenus dans la déclaration du SI mars 1909, n’a rien fiit poui' supprimer ce mouvement. 11 a toléré l activité crimmelte (fe différentes sociétés et affiliations dirigées contre la Monarchie, le langage effréné de la presse, la glorification des autours d'attentif la participation d'officiers et de fonctionnaires dans les agissemcEli subversifs, une propagande malsaine dans Tinstruction publiq% toléré enfin toutes les manifestations qui pouvaient induire la popt lation serbe à la haine de la Monarchie et au mépris de ses institutions.

Getto tolérance coupable du Gouvernement royal de Serbie n’àvait pas cessé au moment où les événemonts du 28 juin dernier en otrt démontré au monde entier les conséquences funestes.

Il résulte des dépositions et aveux des auteurs criminels de l’attentat du £8 juin que le meurtre de Sarajevo a été tramé à Belgrade^ que les armes et explosifs dont les meurtriers se trouvaient êlw munis, leur ont été donnés par des officiers et fonctionnaires serlw faisant partie de la « Narodna O d bran a a et enfin que le passage e Bosnie des criraioels et de leurs armes a été organisé et effectiif par des chefs du service-frontière serbe.

Los résultats mentionnés de rinstruction ne permettent pas a Gouvernement impérial et royal de poursuivre plus longtempî Tattitude de longanimité expectative qu’il avait observée pendul des années vis-à-vis des agissements concentrés à Belgrade et pt^ pages de là sur les territoires de la Monarchie; ces résultatsM; imposent au contraire le devoir de mettre fin à des menées qui' forment une menace perpétuelle pour la tranquillité de la aarchie.

C’est pour atteindre ce but que le Gouvernemeut impérial El royal se volt obligé de demander au Gouvernement serbe ^énoIlci^■ lion officielle qu’il condamne la propagande dirigée contre h Mouarebie austro-hongroise, c'est-à-dire Tensemble des tendanfes ejui aspirent en dernier Ifou à détacher de la Monarchie des Ifitri;

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