‹ La guerre allemandeChapitre 42 sur 59 · LA FLOTTE ANGLAISE · texte numérisé non relu

LA FLOTTE ANGLAISE

Russie « s’abstiendraient de tonte opération militaire »*.

La France et l’Italie acceptèrent la proposition de sir Ebvard Grey. La Russie y souscrivit également, sous la réserve naturelle qu’elle devait attendre la réponse de l’Autriche à une proposition parallèle de conversation à deux que lui avait faite M. Sazonof.

L’Allemagne, seule, refusa.

Refus donné en parfaite connaissance de cause. L’empereur Guillaume II était rentré précipitamment à Berlin, deux jours auparavant, de sa croisière dans la mer du Nord. Que s’était-il passé entre lui et le parti de la fiolenee? Peu importe au regard des responsabilités engagées. Ce qui est certain c’est que, lorsqu’aux, sollicihtious pressantes de 1 ambassadeur de France, JVf. de Jagow répond par un non posmmus inébranlable, ministre et souverain se sont mis d’accord : l’Allemagne 6st décidée à s’interposer, les armes à la main, entre l’Autriche et la Russie, et même pour éviter à l’Europe la conflagration générale qui en résultera, se refuse à. détourner son alliée de l’odieux projet de se lancer, contre la Serbie, dans une expédition de répression. Sans qu’on puisse rien affirmer, on est cependant autorisé à penser qu’elle nest pas étrangère à l’échec de la proposition faite par JI. Sazonof à Vienne, d'une conversation directe entre Vienne et Pétersbourg.

L’arrière-pensée de l’Allemagne apparaît d’ores et déjà si menagante que l’Angleterre prend une première mesure de précaution. Le jour même, c’est-à-dire le 27 juillet, tandis que M, Poincaré, renonçant à ses visites à Copenhague et à Christiania, rentre à Paris, l’amirauté anglaise arrête la démobilisation de la première flotte qui s’était formée quinze jours auparavant pour exécuter de grandes manœuvres navales.

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