‹ La guerre allemandeChapitre 7 sur 59 · Le Temm du 12 mai · texte numérisé non relu

Le Temm du 12 mai

Ai.bis. Agadir-Sarajevo. 2

IK

IJ\ PEUPLE lïLiCüNTENT

BiebersLein comme ambassadeur d’Allemagne à Londres] était rendue offECielie. |

La coÏQcidence n'était pas négligeable*

Le baron Marscball ne passait pas seulement pour le plus habile des diplomates de son pays. C'est lui qui, au cours d'une mission de plus de dix ans à Gonstantinoplej avait négocié avec le sultan Âbd-uî-llamid la concession à une société allemande d'un chemin de fer de la Méditer' ranéc à Bagdad. Il ne faisait de doute pour personne qu'au lendemain du fc coup » d'Agadir, qui avait si vivement opposé les intérêts anglais et allemands, un essai de rapprochement entre Londres et Berlin allait être tenté sur le terrain d'une entente économique en Afrique et en Orient et, comme pour l'accord conclu à Potsdam sur 00 même terrain, qu'on en espérait du côté allemand une sorte d’assurance pour Téventualité d'iin conHit avec la France.

La presse allemande en même temps, comme si elle obéissait à un mot d’ordre, mettait une sourdine à ses attaques contre l’Italie ; et le monde officiel prodiguait à Vienne, où M. de Tchirsebsky, ambassadeur d'Allemagne, jouait un rôle semblable à celui de M, von Jago w à Berlin, les protestations de dévouement. Qu’aurait valu en effet raccroissement de la force militaire de l'Empire, si la dissociation de la Triplice était venu affaiblir son action politique. A tout prix il fallait réparer l’effet des outrages prodigués en Allemagne à la Nouvelle-Italie 1

CHAPTTRK II

Page 1