KE.NOUVELLÉMENT DE LA TRIPLICE
liiiition d'un bloc ennemi dans les Balkans ? Mais ce bloc se formerait bien plus sûrement si I on arrachait aux États balkaniques le fruit légitime de leurs victoires! Une attraction, dangereuse pour le groupe allemand, des Slaves du sud vers Torhite de l’empire russe? Vaine chimère l Malgré leurs affinités de langue et de religion avec les Russes, les Slaves du sud avaient assez d'originalité et d'intérêts particuliers pour assurer à leur vie nationale une évolution propre, exclusive de toute absorption dans la vie de la (Tiande Russie. L'histoire de la Bulgarie depuis 1878 n^était-elle pas là pour attester cette vérité?
Mais il est des fantômes auxquels certains gouvernements et certains partis ont intérêt à prêter une vie factice*
11 en fut ainsi, du moins pour rAllemagne et les pangermanistes, du slavisme et de son frère géant le panslavisme*
Dès la fin de 1912, les premières et décisives victoires des Balkaniques sui^ la Turquie servirent de prétextes à des alarmes bruyantes et répétées dans la presse chauvine* Le gouvernement impérial les inspirait-il? On ne peut, sans preuves, Ten accuser. Ce qui est certain, c'est qii il partageait ou afTeclait de partager le sentiment qu’elles traduisaient. Deux faits capitaux dont la concommitance n'est certainement pas le résultat d'un simple hasard se situent en eiïet h cette époque : le renouvellement de la Triple-Alliance gei'mano-austro italienne, et la mise à Tétude, tenue d'abord soigneusement secrète, d'un accroissement nouveau et sans précédent des forces militaires de TEmpire allemand*
Les circonstances extérieures qui ont entouré le premier de ces deux événements permettent d’attrihuer aux gouvernants de l'Allemagne une préoccupation qu il est intéressant de noter une fois de plus : le souci de resserrer les accords qui liaient l'Italie au bioc austro-allemand. Le
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3 novembre, en elfet, le marquis di Saii-Giuliano se rencontre à Berlin avec le chancelier de Bethmann-ïîollwe^ et avec M, de Kiderlen-Waecbter, secrétaire d’État ^
Un mois après, le 6 décembre, une note officielle rend i public J dans les termes suivantSj le résultat des négociations :
Lo traité d alliance existant entre les souverains et les gouverneiuISnts d'Autrieiie-IIongrief d'Allemagne et d'Italie a été renouvelé sans aucun cliangoruent ^
Des commentaires officieux insistent sur le caractère pacifique du pacte ainsi rajeuni, « Depuis sa fondation^ constate la Oa^^elle de l'Allemagne du Nard, la Triple- Alliance est devenue un facteur constant du groupement des puissances européennes. Sa solidité lui a donné un caractère incontestablement définitif » Mais, comme k renouvellement a été publié h Vienne, a la veille du jour [ oü les puissances, par Tintermédiaire de leurs ambassadeurs h Londres, vont s'efforcer en vain de rétablir la paix en Orient, ori souligne avec ironie, du côté italien, cette corncidence : c< il y a peut-être au Bullplatz, dit le Popolo Romano qui pourtant ne passe pas pour antitriplicien, une horloge qui avance toujours un peu, par excès de prévoyance* L'avenir devait prouver que le coucou germanique avait en effet considérablement avancé sur rheure italienne !
Quoiqu'il en soit, les dispositions intimes du gouvernement allemand s'accordent mal avec ses déclarations publiques. En même temps qu’il s'efforce de donner à sa politique rapparcnce d'être purement défensive, il se décide à faire de son armée, par un effort d'une étendue
1. AL de KiderlenAVaechtcr mourut le 30 décembre et fut remplacé par M. de Jagow, ambassadeur auprès du Quirinal, connu pour ses sentirnenLs italophdes*
- 3. Sur la Tilplc-Alllaiice, voir l’Appendirc IL
U L' V E A ü PÜ O î ET M1L l r A J K E
inconnue jusqu^à ce joue, rijistniuienl: d'une irrésisLible oiïensÎA^e.
C'est en elFet, au cours de ce même mois de iiû" vembre 1912j qu’il arrête les bases d'une nouvelle loi militaire Jugée indispensable h la « sécurité de l’avenîr », Le moL comme Tindication de lu date, sont de M. deBetbmaiiQ-ïlollweg lui-meme :
C'est, dit le chancelier, pûur des raisons de politique étrangère et de politique rallitaîre quen novembre 1912^ je me suis convaincu de la nécessité d^angaieutcr notre année. C'est dans cette convicLioin partagée d'ailleurs par le ministre de la Guerre et le chef du Grand Etat-Major général, que nous avons entrepris l élaboratloii du projet de loi.
Vous comprendrez que nous n’avons pu. dès ce moment, mettre 1 opinien publique au courant do nos projets. Mais notre decision était prise: elle nous avait été dictée par le sentiment de notre respansabiiité et pour la sécurité de Favenir ^.
Les projets du gouvernement impérial ne tardent pas cependant à filtrer dans le public, puis à transsucier dans les informations de presse.
Lé 14 janvier 1913, la Taeglüche Ricmhchmc y fait allusion et laisse entrevoir la gravité do feffort financier qui va être demandé au peuple allemand. Neuf jours après, la Gazette de VAUemagjie dit Nord donne à comprendre oficieusement que le Reichstag sera saisi au cours de la session d’un nouveau projet cc destiné h combler plusieui s lacunes de l’organisation militaire ».
Le inonde officiel insiste eu mémo temps avec une aiïcclatloii unanime sur les nécessüés qtii s'imposejit à l'Allemagne. Dans une adresse au chanceiier, fassociation des municipalités allemandes dit : « Le comité espère que le ministre de la Guerre soumettra au Reiclislag
L Süance du Reichstag allemand du Û avril 1913, Le texte do cette déclaration peut èire retrouvé dans les éditions du soir des journaux alleniani'ls du 9 avril ou danf^ le RHchsanzeiger du 10 avril 1913.
POÜU VAINCRA
une nouvelle loi oiilitaire de conceptions et de vues très larges et qui correspondra à la gramté du moment ^resent
Le O février, à J ^occasion de rioaugiir ation à Eœnigsberg d'un monument au général York, l'empereur Guillaume II annonce officiellement ia nouvelle loi militaire. Dans un discours à la Diète provinciale de la Prusse Orientale, il évoque une fois de plus en termes beliiqueui les souvenirs de 1813, la « Divine Providence qui cc mit fin brusquement à félan victorieux du téméraire Corse j>. Quatre jours après, parlant aux étudiants de Berlin, il attribue encore aune cf action de Dieu », fedort k libératoire d'il y a cent ans », et il termine en rappelant un mot de Bismarck : ce Nous autres Allemands, nous craignons Dieu et ne craignons rien d'autre dans le monde )>.
Le 12 février enfin, le Chancelier de Bethmann-lïollweg s'explique plus complètement au banquet de la Société nationale d'AgricuUure et fait entrevoir Détendue des sacrifices financiers qu'il demandera r
Je auiâ eonvaineu que la nation eîst aussi unanime dans ceLtc affaire* Elle le restera qnarnl, aux environs de Pâques, nous déposerons le projet militaire devant le Reichstag. Les sacrifices seront lourds. Dieu a assigné an peuple allemand sur celte terre une place ot dans le temps une histoire qui exigent de continuels sacrihees. riotre orgueil doit êlre de les supporter de bon cœur.
Mais félaboration du projet doit correspondre à des dessins bien grandioses. La publication s'en fait attendre. Le 2 mars, ia Gazette de l'Alle77iagne du IVQ 7 'd s'efforce de calmer fimpatience do peuple allemand. Le 3 mars, Guillaume If par-dessus la tête des sénateurs de Brème, adresse de nouvelles exhortations h ses sujets. Le 7, le général von Heeringen, ministre de la Guerre, donne des explications confidentielles à cLiaeim des chefs de parti diLlieichstag, sauf au socialiste. Le 10, dans un ordre du
CXE ARMLli FOilxMIDAilLK
jour à « son armée », i'emperear évoque encore 1813 : (f Le mot d'ordre de notre armée dans cette guerre sainte, n’était pas : <c vaincre ou mourir », mais uniquement : « vaincre »-
Le ^9 mars enfin, un résumé officieux de la Gazette de l'Allemagne du Nord dévoile les lignes essentielles du projet à lopinion européenne stupéfaite et alarmée.
L'accroissement des effectifs s'impose d’abord à rattenlion par son énormité.
Lorsque la loi sera exécutée. Tannée comptera 4.000 officiers, Ib.OOO sous-officiers, 117.000 soldats et %,0ÛÛ chevaux de pins que Tarmée prévue par la loi de i91â. En ajoutant ii ces chilïres une augmentation de 8.000 hommes applicable au corps de rintendance, aux services de radministration et des hôpitaux et aux ouvriers, on obtiendra pour Tarmée allemande Teifectif total de 866.000 hommes, se décomposant ainsi ;
Soldats.. . 601. OÛO
Sous-ofûciers .. 110.000
Officiers. .. 32.000
Volontaires crun an. 15.ÛÜÛ
Officiers assimilés et employés. ...... * 48.000
Total. .... 866.000
Soit une augmentation de 136,000 hommes sur les chiffres établis par la loi de 1912.
Ainsi seront rendus possibles : la création d’une nouvelle inspection d'armée, de trois postes de gouverneur de forteresse, d’une inspection des troupes de mitraiT leuses d'infanterie, d'une inspection des troupes de chemin de fer, d'une inspection des tronpesde télégraphie, d’une inspection de Taérostation, de Taviation et de l'automobilisme, d'une inspection de forteresses et de quinze inspections de la landwehr ; la création de dix-huit bataillons d'infanterie, de dix-huit compagnies cyclistes,
l'UUK VAIXCHK
de dix-huit compagnies de mitraille uses, de seize sectionïil' de mitrailleuses de forteresses, de six régiments et dc| r|iiaLre escadrons de cavalerie, de trois régiments et un ba- 1 taillon d'artillerie à pied, de onze bataillons de pionniers. i
L*exécution de la loi sera assurée dans un délai très court : c< Toutes les mesures, dit la Gazelle de r Allemagne 1 dzi IVoj^d, prévues dans rinfanterie, la cavalerie et Tartil- ; lerie seront, étant donné leur caractère d'urgence, exécutées en octobre I9l3. Dans les armes spéciales, certaines difficultés d'application obligeront à répartir rexécutior de CCS mesures sur quelques années. Par contre, toutes les ■ mesures prescrites par la loi de 1912 qui auraient pu j s'échelonner jusqu’en 1915 seront achevées dès 1 automne | de cette année ^ *
i.es dépenses permanentes nécessaires seront : pour 1913, i de 67.009.000 francs^ pour 1914, de 191.230.000 francs; 1 pour 191 Oj d e 232,500.000 francs. Les ressources co r res pon^ ; dantes seront demandées aux excédents de recettes prévus pour certains impôts, et aux produits d'impôts nouveaux.
Les dépenses non renouvelables s'élèveront h l .123 mib lions de francs et seront couvertes par une cootribulion unique non renouvelable, un véritable impôt de guerre, réparti sur trois années : 544 millions pour 1913, 356 millions pour 1914 et 222 millions pour 1915.
Pour compléter ces dispositions financières, un projet de loi déposé quelques jours plus lard prévoit l’accrois- [ SG ment du trésor de guerre constitué par la loi du j 11 novembre 187L Aux ioO mitUons de francs en or déjà renfermés dans la tour Julius k Spandau, on ajoutera f 150 millions de francs en or obtenus par démission de [ billets de banque de 5 et 10 marks, et 150 millions de |
1. Dans son bulletin du Si luars 1913, le Temps fait d’ciilleurs très | justement remarquer que re^ücution de la loi 'devait être encore | plus rapide. Cela ressortait notamirient des chinVes fouruEs par le j projetée budget eomplémentaire pour 1913. I
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francs en argent monnayé obtenus par une nouvelle frappe de monnaie. Ainsi le Trésor de guerre de VEmpire s'élèvera dans Tensemble à 450 millions. « Le Trésor de guerre, dit Texposé des motifs, permettra à la Reichsbank d’émettre immédiatement 900 millions en billets de banque pour le paiement de la mobilisation et l'allègement de rinévitable tension du marché,
Quant au but poursuivi, l'organe omcieux de la Chancellerie n'eu fait pas mystère : «c Notre armée pourra ainsi passer plus aisément de l'état de paix ?i l'état de guerre en un temps très court ». Et pour qu'il ne subsiste point de doute sur respérance caressée, le journal ajoute, parlant de raugnientation du nombre des officiers : « Elle est nécessaire pour accroître les chances offensives de farmée, assurerfacilement notre mobilisation et améliorer la valeur de nos réserves ».
Malgré le soin avec lequel tous les agents du gouvernement impérial ont tenu en éveil Tesprit de discipline et de sacrifice du peuple allemand, Topinion iTaccepte pas unanimement, il est juste de le reconnaître, le principe et les conséquences financières et politiques d'une aussi formidable accroissement de puissance militaire. Q uelques sceptiques mettent en doute la sincérité des raisons alléguées dans Fexposé des motifs. Dans un journal qui passe pour forgane des radicaux, le D’’ PoUhefî député, adjure le gouvernement d'exprimer le fond de sa pensée : « Vraiment, dans une situation comme la présente, fheure n’est pas aux cachotteries* Ce que l'on nous demande, ce n’est pas une mesure de temps de paix, c'est tout simplement une mobilisation. On nous rappelle à satiété ces derniers temps les souvenirs de 1813. N’y a-t-ii pas une différence?.,* En 1813, le péril était immédiat. L'est-il?... Voila la question ^ ».
]. f.e nfi'lbier TageblaU. iKi i^’’ avi-iE VMù.
l’OUK VAINCUE
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Uiielques jours après, le 7 avril, M. de Bethraana-'; Hollweg, dans un sensationnel discours au Reichstagjl ouvre la discussion de la loi, dont il s’efforce de justifier^ les dispositions par les conditions nouvelles que les cir - 1 constances font ù l’empire allemand. ^
On est en pleine crise balkanique. La guerre modifie | l’aspect de l’Europe orientale. Devant le monde germain, 1 le péril slave se dresse : !
A la place de la Turquie européenne, dit-il, dont la^' vie était passive, existent aujourd’hui des Étais qui, üiemient de prouver une force de vie extraordinaire. 1
Nous avons intérêt à ce que cette force s'affirme dam [ le travail pacifique comme elle l'a fait dans la guerre. Il est à souhaiter que les États balkaniques traversent maintenant une période de longue paix qui les mettra dam | un rapport économique étroit avec leurs voisins et avec f l’ensemble des États enropéens. Ils deviendront ainsi à I leur tour un facteur du progrès et de la paix de l’Europe, if
Toutefois, un des résultats de celle guerre ne saurait u être douteux. Si jamais Use produisait une conflagration I européenne qui mît face à face les Slaves et les Ger- | mains, il serait pour nous désavantageux que la place | occupée autrefois par la Turquie d'Europe dans l'équi- | libre des forces fût prise mainienant en partie par les \ Étals slaves. Cette modification de la situation militaire \ et politique s’est préparée sur le continent. Maintenant | qu'elle est accomplie, nous agirions sans conscience s{ î nous ne tirions pas de ce fait ses conséquences inéluc- [! tables. k
Mais est*elle k son tour aussi inéluctable que certains i| \se plaisent à le dire, cette guerre gerinauo-slave ? jï M, de Ûe^imann-Hollweg le nie : j[
Je ne dis point ceci., poursuit-ii^ pü?^ce c/ue je consi-* 'k
LE « tiLAVE »
dère comme absolume^it nécessaire qu'un choc se produise enire les Siaees elles Germaim. Bien des éc7'waÏ7is souliemie^it le poiné de vue opposé ^ Cest une eiUreprise
De telles thèses exercent une influe^ice suggestive par /es devises qu'elles répèleiit à nos oreilles. Elles fécondenl en quelqtie sorte le sol sur lequel poussent les passions égarées des peuples^
Le chancelier se flatte d'ailleurs de demeurer, en ce qui cancerne ses rapports a^ec la Russie, dans la tradition gouYernementale allemande :
le gouvejmemenl russe^ noD^e g7*a7id voisin slave, entretient avec 7WiôS des rappo7d$ amicaux^ Depuis qt^e je SUIS en fonctio7i$^ j'ai co7isidé7"é cor^ime de mon devoir d'avoir avec le eabmet russe des relaUoiis de franchise et de confla^ice.
Le cours de tjiisloit^e, nos rapports avec les hommes dlÉlat russes qui dirigent avec la vol07ité du Tsar la politique de rempire dans le sens de repporls amicaux envers nous^ me permettent de pe7ise7' cque du côté 7nisse, 071 va répQ7idix à 7ws effo7ds.
il 71 y a pas, à ma C07inaissa7jce., d'opposition d'mié 7 'éls enti^e la Russie et l'Allemagne. Les deux pays peuve7it se fortifier économiquement sa7is que leu7*s 7^ouies se C7'0ise7it et que lew's plans se conl7^a7Hent. De bons 7^appo7'ts 7'écipToques ne peuvent qif e7icou7*ager ce déveioppeme7ït^ La diff(i7'e7ïce de 7^ace 7 ie pou7Ta pas, à elle seule, provoquer une gueiTe 7'usso-allemande. Nous autres, en tout cas, nous 7i'en pre7id7^077S pas fini- Hâtive. Le souve7'ai7i russe actuel, à ce que je c 7 *ois, ne le fe^mpas 7i0n plus.
Mais ce certificat et ses iio mm âges décernés à la volonté
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paciliqiie de la lUissie officielle^ le chancelier l’aiL sur^uf le spectre du nationalisme : |
Cependant, nous Bamm, et le^ hommes d'Etat rtmeî te savent aussi bien que 7ious, que les couinants pansl& mstes do7it Bismarck se plaignait déjà, dont U étaii inquieC ont été puissamment renforcés par les victoirei des Slmes des Balkans. Les milieUrX panslamstes ont en partie célébré les victov^es bulgares comme si elkh étaient les victoires de la pensée slamste sur la pensêi germanique. Je n'ai pas besoin de voies parler ici des polémiques violentes qui se sont produites enti^e une pa7*tie de la pi'esse russe et une partie de la prsse austro^ hong^'oise. Elles sont connues de tous. Bans les accents passionnés des joimiaux de ces deux pays, l'on i^etrome Vécho des disposilions que, depuis des années, le problème halkanique fit naître entre rAutriche et la Russie.
11 y aura doiic^ pense M, de Bethmann, un moment où rAllemagne se trouyera en présence d’un conflit austrorusse. Or, le choir de l'Allemagne ne peut être douteux.
La tradition germanique, la politique de Guillaume II, le respect du pacte conclu avec l’Autriche le tracent à Tavance ^ *
Nous 7ïoi(s sommes efforcés, dans la mesure du possible, d’atléfiuer celle tension, mais nous n'avons pas le dirait de cacher comme fautruche notice télé dans le sable. Il est évident, en effet, que notre fidélité d'alliance s'étend au delà des ressources de ta diploi^mtie.
La vigueur nouvelle de l'opposition de races a aeem r importance des modifications politiques et militaires appjortées par la giteiTe balkanique. Nous sommes cq 7 itramîs, dans nos calculs d'avenir, d'en tenir compte*