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L'IMPORTANCE DE LA GUERRE AERIENNE

(27 Septembre.)

Les contre-attaques allemandes se suc- une fureur significative. Ils ne se résignent cèdent, et nos ennemis y apportent même pas aux abandons que nous leur avons

(Cl. Section phot. de l'Armée.)

Soldats français devant les ruines d'un village de Belgique. 187 —

«J-COLONEL ROUSSET

La seule bl

Dans un petit village du Nord, à l'arrière du front, des obus allemands frappei sans but, provoquant la haine et non Vépouvante. Jusqu'ici, seule une mignonne J lette fut atteinte. Des officiers anglais, fixés provisoirement dans le voisinage, o

ée du village.

voulu voir et complimenter la petite Française. Certains d'entre eux sont pères, et la vue de l'enfant blessée leur rappelle les chères têtes blondes qu'ils ont laissées loin derrière eux, mais que la distance ni la mer ne protègent des attentats criminels.

LuCOLONEL ROUSSET

imposés, parce qu'ils en redoutent les suites, et peut-être leurs efforts réitérés tendentils moins à améliorer le présent qu'à se garantir contre les aléas de l'avenir.

Après la tentative avortée du kronprinz allemand contre le bois Le Chaume, qui est toujours bombardé à outrance en attendant que les forces ennemies reviennent s'y briser, l'héritier de Bavière a pensé qu'il ferait peut-être mieux contre les Anglais et n'a pas eu meilleure fortune. Il est assez curieux de constater que les armées dont les chefs affichaient orgueilleusement naguère l'intention de tout pourfendre, en sont réduites aujourd'hui à cette guerre de chicanes qui, tout en coûtant fort cher, comme Ludendorff a dû en convenir lui-même, ne leur assure même pas la conservation intégrale des positions sur lesquelles ils croyaient pouvoir indéfiniment nous braver.

Mas les Allemands, on le sait, ont plus d'un tour dans leur sac. Contraints de renoncer à la supériorité sur terre, les voici qui la cherchent dans les airs, où ils s'efforcent d'abord de la conquérir avant que l'intervention américaine ne la leur ravisse sans appel possible. Nous savons, par des renseignements très sûrs, que la construction des avions de bombardement, de chasse et de combat est poussée en ce moment, dans le camp adverse, avec une activité extraordinaire.

tandis que le dressage des pilotes est l'objet de soins particuliers On prend les devants et on attaque, en attendant qu'on en soit réduit à se défendre. La fréquence redoublée des raids aériens sur l'Angleterre et sur les derrières de nos ligne en est un signe évident.

La prudence nous commande de prêter attention à ce nouveau genre d'offensive, et de l'adopter nous-mêmes, sans hésiter un seul instant. Je reconnais que, depuis quelque temps, une utile besogne est faite, tant par nous que par nos alliés britanniques. Elle doit prendre, pour être vraiment féconde, un développement encore beaucoup plus grand, car c'est par l'intimidation et la terreur que nous achèverons de mettre hors d'état de nuire ce peuple fanfaron, qui ne montre tant d'arrogance que parce qu'il se croit à l'abri de nos coups.

Il vient, au surplus, de laisser apparaître son désir et son besoin de paix en exposant, pour la première fois, certains buts de guerre, du moins en ce qui concerne la Belgique.

Je n'ai pas à examiner ceux-ci et, d'ailleurs, ils ne constituent peut-être qu'une manœuvre. Mais c'est une manœuvre pacifiste, et, pour que le kaiser s'y résigne, il faut qu'il ait senti que les armes étaient beaucoup moins assurées dans sa main.

(CI. Meuriise.)

En Mésopotamie: Vérification des mitrailleuses avant l'attaque.

Lt-COLONEL ROUSSET

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