‹ La Guerre au jour le jourChapitre 160 sur 360 · ON SE BAT SUR LA RIVE DROITE DU MOYEN-TAGUAMENTO · texte numérisé non relu

ON SE BAT SUR LA RIVE DROITE DU MOYEN-TAGUAMENTO

(6 Novembre.)

Les communiqués relatifs aux affaires italiennes sont toujours, de part et d'autre, extrêmement concis. Cependant, ils accusent une pression assez forte et continuelle de l'ennemi sur le haut Tagliamento, ce qui semblerait indiquer, de la part des Allemands, une petsévérance obstinée dans la manœuvre enveloppante.

Des troupes ont pu déjà être jetées sur la rive droite du fleuve. Si elles étaient en nombre, il y aurait lieu de regretter que le général Cadorna, exposé à cette redoutable aventure, n'ait pas pris tout de suite plus de champ et reculé, d'un bond, derrière la Piave, en ne laissant sur le Tagliamento que les arrière-gardes nécessaires au barrage du cours d'eau.

Quant aux attaques partielles qui se sont produites dans le val Giudicarie, que suit, à l'ouest de l'Adige, la route de Trente au

lac de Garde, je crois qu'elles constituent seulement de vaines démonstrations. Il paraît peu probable que les Austro- Allemands puissent donner une extension pareille à leur manœuvre, même si, comme l'annonce une dépêche de Rome, von Below dispose, à lui tout seul, de vingtdeux divisions.

J'entends bien, hélas ! que l'incoercible torpeur des Russes donne les coudées franches à Hindenburg, qui, comptant à jugte titre sur ses bons alliés maximalistes gavés d'argent boche, peut se permettre toutes les audaces en ce qui concerne le front oriental, et puiser là comme dans un réservoir au repos. Mais, 22 divisions, c'est quelque chose. Cela représente deux fortes armées, auxquelles il faut assurer un matériel convenable, et dont le ravitaillement exige des charrois compliqués. Or,

Train de chassenrs français dans une ville italienne. - 251 -^

(Cl. Loy..)

U-COLONEL ROUSSET

Page 1