‹ La Guerre au jour le jourChapitre 161 sur 360 · S AU FRONT ITALIEN · texte numérisé non relu

S AU FRONT ITALIEN

^ne de mitrailleurs bavarois, leur reprend un gros village sur la route d'Udine et

U'COLONEL ROUSSET

dan* les montagnes, on n'opère pas d'ordinaire avec des masses pareilles, sous peine de se trouver un jour ou l'autre pris de court. Et puis, on ne les déploie pas comme on veut ni où l'on veut, si bien qu'il vaut mieux, d'une façon générale, ne point s'en encombrer.

Maintenant, que la dépêche précitée dise vrai ou non, il n'en est pas moins certain que les Allemands, enhardis par un succès qui, assure-t-on, ne serait pas dû exclusivement à la puissance de leurs armes, vont chercher par tous les moyens à l'exploiter à fond. C'est leur système, celui auquel ils ont dû leurs rapides progrès en Pologne et en Valachie. On ne peut donc le considérer comme mauvais, au moins en ce qui les concerne. Il vient encore de leur profiter suffisamment pour qu'ils

ne soient point tentés d'y renoncer de si tôt.

Il oblige les alliés à prendre toutes précautions nécessaires pour ne pas se laisser surprendre, soit directement, soit de flanc, une seconde fois.

En attendant, les autres fronts sont toujours assez calmes. Mais les Turcs ont essuyé une double défaite, en Mésopotamie d'abord, où le général Maude les a fortement étrillés sur la route de Mossoul, à 32 kilomètres au nord de Samara, puis en Palestine, où le général AUenby enserre la ville de Gaza. Ce sont là, évide. iment, des événements secondaires, au reg rd de ce qui se passe dans le Frioul. Mais qui sait si, par leur accumulation même, ils ne finiront pas par devenir grandement importants?

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