AVEC L'ARMÉE DE PALESTINE
1. — Jour de marché en Palestine. — 2. — Ingénieurs anglais dégageant les ponts que les Turcs ont minés et remplis de pierres avant de reculer.
U-COLONEL ROUSSET
LES FAITS
En Haute-Alsace. — Attaque des positions allemandes du Schœnholz, au nord-ouest d'AltkÏTch: l'ennemi battu subit des pertes sérieuses et laisse plus d'une centaine de prisonniers entre nos mains, avec un matériel important.
Dans les Flandres. — Les troupes britanniques consolident leurs nouvelles lignes dans Passchendaele et sur la crête au nord du village. Les Allemands possèdent encore quelques îlots fortifiés sur le versant septentrional de cette crête, mais ils se trouvent complètement dominés.
Front d'Italie. — Les armées du maréchal archiduc Eugène franchissent la Livenza et poursuivent leur marche vers la Piave.
Petrograd. — A la suite d'un coup de force exécuté dans la nuit, Lénine et Trotzky, chefs des maximalistes sont maîtres de la capitale. Le gouvernement provisoire est renversé.
En Haute-Alsace. — Incursion d'un détachement français dans les tranchées allemandes au nord-ouest de Risel, région de Seppois : destruction d'abris et enlèvement de matériel.
En Italie. — Le général Diaz remplace le général Cadorna comme chef d' état-major général de l'armée.
Paris. — La Chambre des députés, dans un vote unanime, <' salue l'entrée des Etats-Unis du Brésil dans la guerre. Elle adresse au peuple brésilien, à son gouvernement, à la représentation nationale, l'expression des sentiments de fraternité, de solidarité et de reconnaissance du peuple français. "
Le commandement interallié. — Un conseil supérieur de guerre de l'Entente est créé et organisé; il est complété par l'institution d'un état-major interallié permanent dirigé par trois hautes personnalités, les généraux Foch, pour la France; Wilson, pour F Angleterre et Cadorna, pour l'Italie.
général Cadorna, qui, d'après les dernières nouvelles, retarderaient efficacement la marche de l'ennemi.
Enregistrons maintenant le nouveau et brillant succès que vient de remporter en Belgique l'infatigable armée britannique.
La crête de Passchendaele, le village de ce nom et les petites forteresses toutes hérissées de mitrailleuses qui l'entouraient, sont aux mains des Canadiens. Les Allemands,
définitivement rejetés .dans la plaine boueuse et gluante de Roulers, auront certainement peine à y passer l'hiver, et, en les débusquant des positions dont ils s'étaient fait une sauvegarde, nos alliés cueillent enfin le fruit de leurs persévérants efforts. Des contre-attaques, il y en aura sans aucun doute. Mais nous savons par de nombreuses expériences qu'elles sont toujours coûteuses, et ne rapportent rien.