CI. L. B
La conque d'Asiago, vue d'un des sommets.
Lt-COLONEL ROUSSET
Canons anglais traversa
Dans une de nos vieilles cités du Nord, toute mutilée par les obus, un convoi d'ari lerie britannique traverse bride abattue la place du Marché, pour se rendre sur la lig
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une vieille ville française
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prévoyant les écarte du galop tumultueux.
U-COLON^L ROUSSET
règne, paraît-il, une grande cordialité, l'Ukraine, . rebelle aux fantaisies maximaslites, jette sa pierre dans la mare aux grenouilles. Qui sait si, de ce fait, le moment ne va pas être très retardé où l'Allemagne pourra s'approvisionner en Russie des matières graisseuses, du sel, d'autres denrées encore qui 1;. \|pnt absolument défaut, et dont la rect^ he urgente la fait passer sur les pires humiliations? La Rada de Kiew ne s'est pas contentée d'envoyer promener les prétendus commissaires du peuple, en réclamant avec dignité le droit de « sauver au moins une partie du front », le reste ayant été lâchement abandonné par les autres.
Elle a mobilisé ses forces, coupé les voies ferrées qui transportaient les troupes envoyées contre elles par Lénine et Trotzky, et constitué un gouvernement populaire, qui paraît décidé à lutter contre la dictature sanguinaire des soviets. « Ici, dit-elle, le pouvoir appartient uniquement à la démocratie ukrainienne. Tout attentat contre ce pouvoir sera réprimé par la force armée. Ouvriers, paysans et soldats entendent défendre leur droit. »
Voilà qui est parler. Mais la Rada joint le geste à la parole. Par ses ordres, le général Doutof, à la tête d'une troupe de Cosaques et de Tartares, est entré à
Oufa, où les organisations maximalistes ont été dissoutes. Il luarche en ce moment sur Saratof et Samara.
Ce n'est pas tout. Un front unique a été constitué, sous les ordres de Tcherbatchef, et il englobe la Moldavie, où l'année du roi Ferdinand semble devoir retrouver l'appui qu'elle avait perdu. Je sais bien que les commissaires du peuple ont ordonné l'arrestalim du commandant en chef.
Mais il faut le prendre, et il ne suf&t pas de lui faire' « courir sus », cçmme disait en 1815 le gouvernement de Louis XVI II en parlant de Napoléon. Quoi qu'il en soit, l'ataman Kaledine ayant donné sa démission, voilà au moins une partie du champ de bataille mondial où se trouve réalisée l'unité de commandement. Les forces maximalistes sont concentrées à Minsk.
Celles de Tcherbatchef se portent au-devant d'elles et sont arrivées à l'est des marais de Pinsk. La rencontre ne tardera donc probablement pas beaucoup. Nous aurions souhaité assurément que cette ardeur combative que semblent retrouver les deux adversaires se fût exercée autrement que dans une guerre fratricide. Mais peut-être que de celle-ci sortira une situation plus franche et plus nette. Nous sommes assurés, en tout cas, que la coalition germanique n'a rien à y gagner.