LA LUTTE RECOMMENCE SUR LE PLATEAU D'ASIAGO
(27 Décembre.)
Les troupes alliées ont vigoureusement contre-attaque l'ennemi, qui, dimanche dernier, avait obtenu, sur le plateau d'Asiago, un léger succès. La lutté s'est trouvée ainsi ramenée sur les points où elle avait commencé, et le matériel abandonné a été récupéré à peu près en totalité. Les bulletins autrichiens sont muets sur cette affaire, au sujet de laquelle le communiqué du général Diaz fournit des détails marqués au coin de la sincérité. Ils nous annoncent seulement la prise d'assaut d'un petit col et des hauteurs adjacentes. L'événement peut être exact.
Ce qui l'est certainement moins, c'est le chiffre des prisonniers qu'on accuse et qui, ajouté aux précédentes listes, forme
un total véritablement fantastique. Si l'armée italienne était diminuée autant qu'on veut bien nous le dire, il y a beau temps qu'elle aurait été obligée de se replier. Or, elle continue à tenir parfaitement bien. . -^ Les Boches s'infligent d'ailleurs à euxmêmes le démenti le plus formel quand ils se livrent, le long de la Piave inviolée, à des tentatives de fraternisation toutes semblables à celles de Russie. Ces dernières ont réussi, il est vrai, mais on sait qu'elles étaient fortement appuyées par un gros de cavalerie de Saint-Georges. Nos amis italiens, maintenant cuirassés contre ces manoeuvres insidieuses, leur ont, comme naguère nos amis roumains,^opposé un
Ll-COLONEL ROUSSET
LES FAITS
Classe 1919, — La Chambre adopte le projet du Gouvernement pour le recensement et la révision des jeunes gens de cette classe.
La date de leur incorporation sera fixée par une loi spéciale et n'aura pas lieu avant le mois d^avril
En Syrie. — Les forces arabes du roi du Hedjaz qui ont pénétré en Syrie par la dépression d'Akaba, ont atteint per dmt le mois de décembre, la région de la mer Morte et sont arrivées au delà d'Amman : elles ont opéré d'importantes destructions sur la voie ferrée du Hedjaz et fait sauter plusieurs viaducs. Le trafic a été interrompu pendant plusieurs jours.
Brest-Lltovsk. — Les négociations sont suspendues jusqu'au 4 janvier et une sorte d'ultimatum est adressé aux puissances de l'Entente pour quelles se décident elles aussi, à venir y prendre part, au moment de la réouverture de la conférence.
dédain méprisant, encore accentué par quelques bonnes rafales de mitrailleuses. Je pense que les Tudesques se le tiendront pour dit et ne s'imagineront plus rencontrer' partout des bolcheviks. Mais pourquoi tomber dans ces lourdes et coûteuses méprises quand on se vante, devant le public attiré par quelque coup de gong sonore, d'être toujours le plus fort ?
Je maintiens donc ce que j'ai toujours dit, à savoir que l'affaire italienne est fort loin de tourner à l'avantage de ceux qui l'ont engagée. Et que l'on ne prétende pas qu'il s'agit là d'un théâtre d'opérations secondaire. Dans cette guerre, qui met l'Europe presque entière en feu, tous les théâtres d'opération, sans avoir, bien
En Italie. — Nouveau bombardement de Padoue par des aviateurs Austro-Allemands: plusieurs des beaux monuments de la ville subissent de sérieux dégâts et une église contenant des fresques peintes par Le Titien, au xvl'' siècle, est en partie détruite par le feu.
En Palestine. — Après sa victoire du 27, le général Allenby a porté ses troupes en avant, dans la direction de Naplouse : il atteint aujourd'hui, malgré une résistance acharnée des Turcs, les collines de Ram-Allah et le bourg de Bireh, à 15 kilomètres au nord de férusalem.
Afrique orientale. — Les forces allemandes chassées du territoire de leur colonie ont pénétré dans l'Afrique portugaise : d'après un communiqué de Lisbonne, en date du 27 décembre, une colonne allemande a attaqué et enlevé, après 3 jours de combat, les positions de la montagne M'Kula.
entendu, une importance égale, en possèdent chacun une qui doit entrer en ligne de compte, quand bien même ils ne serviraient qu'à dégager les autres. J'aime mieux voir les Autrichiens accrochés en Italie que venant, sur notre front, renforcer les hordes allemandes. Et je me permets d'affirmer que, quoi qu'on en ait pu dire, les campagnes heureuses de Mésopotamie et de Palestine ont eu cet avantage de nous débarrasser du contact désagréable des Turcs. J'ajoute même que ce ne fut point une faute d'aller à Salonique, ou du moins que ce n'en aurait pas été une si, en allant là-bas, on s'était arrangé pour pouvoir y agir vigoureusement, au moment précis où on le pouvait et où on le devait.