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QUERELLES D'ALLEMANDS ET ENTRE ALLEMANDS

(21 Janvier.)

On dirait que chaque jour qui passe fait surgir entre maximalistes et Boches une nouvelle source de conflits. Tantôt c'est le sort réservé à la famille impériale qui devient un sujet d'aigreur. Les plénipotentiaires germaniques voudraient que fût autorisé le retour en Allemagne de ceux de ses membres qui ont des liens de parenté avec le kaiser, et le conseil des commissaires répond par l'ordre « d'instruire le procès de la famille Romanof ». Tantôt c'est l'évacuation des territoires occupés qui se pose et ne se résovit pas, von Kuhlmann refusant absolument de prendre à cet égard aucun engagement.

On voit que l'accord a de la peine à s'établir, tant de peine que Trotzky a prétexté je ne sais quoi pour regagner Petrograd,

et que les pourparlers se trouvent, de ce fait, encore interrompus.

En Allemagne, on est mécontent. Certains journaux gourmand ent les maximalistes, dont ils dédaignent les prétentions. Mais d'autres, plus clairvoyants ou moins soumis, comme par exemple la Munchener Post, s'en prennent avec raison à l'intransigeance du parti militaire, redevenu tout-puissant comme en 1871^ quand il exigeait formellement la cession de Metz, quitte, comme disait Moltke lui-même, à laisser pendant cinquante ans l'Europe armée jusqu'aux dents. « Si le gouvernement ne change pas de méthode, dit cette feuille, la paix intérieure en Allemagne sera troublée. » Et, en effet, c'est bien là ce qui devrait arriver si les maxi-

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