POSITION SAUVÉE PAR L'AUDA
Tandis que leur artillerie attaquait une position, les Autrichiens en ont tenté Vescalade par le versant opposé. Une patrouille italienne a surpris le mouvement. Hardis,
VUNE PATROUILLE ITALIENNE
salués glissent sur les pentes aieigenses jusqu'aux cordes qui facilitaient l'ascension, t rompant et précipitant dans le vide ceux qui déjà croyaient atteindre le sommet.
U-COLONEL ROUSSET
malistes, qui ne s'appuient sur audune force matérielle, n'étaient pas condamnés tôt ou tard à mettre les pouces, comme vient de faire Lénine avec la Roumanie. Seulement, tandis qu'on se chamaille, et non parfois sans aigreur, il y a toujours pour nous un certain temps de gagné, que nous saurons mettre à profit.
Au reste, on ne se gourme pas seulement entre anciens ennemis, mais même entre anciens amis et complices. Un article du Fremdenblatt, suscite en Allemagne des Colères violentes. « Le gouvernement de Fempereur, écrit la Deutsche. Zeitung, n'a pour les gens qui se cachent derrière ce journal qu'une réponse courte et claire : « A bas les mains ! Peu importe à qui appartiennent ces mains insolentes. » Rien que cela ! S'il s'agit d'une simple divergence de vues sur les conditions de paix
à imposer à la Russie, on conviendra qu'elle se traduit par des expressions singulièrement dépourvues d'aménité.
Je veux bien qvie nous n'en soyons pas encore à enregistrer la dissolution de la coalition tudesque. Il y a entre les associés trop de cadavres pour qu'ils puissent se séparer avant d'avoir dépecé leur proie ou d'être définitivement obligés de renoncer à se l'approprier. Mais nous voyons apparaître dans leurs relations certaines fissures assez semblables, toutes proportions gardées, à celles qui suivirent, en 1864, l'écrasement du Danemark et prô^ parèrent une rupture complète. On x3it que lorsqu'il n'y a plus de foin au râtelier, les chevaux se battent. Laissons donc nos ennemis se prendre de... bouche. Ils finiront peut-être par se prendre çiux cheveux.