‹ La Guerre au jour le jourChapitre 326 sur 360 · AU DEUXIEME MOIS DE · texte numérisé non relu

AU DEUXIEME MOIS DE

Nous voici revenus, pour quelque temps encore peut-être, aux simples actions de détail, qui sont le pain quotidien des entr'actes. Si peu importantes qu'elles paraissent par elle-mêmes, elles indiquent cependant que, de part et d'autre, on veille, on s'arme et on s'installe, soit pour attaquer, soit pour résister.

La journée de samedi en a connu d'assez nombreuses. Les Anglais, d'abord, ont entièrement rétabli leurs positions de Givenchy et de Festubert, que l'ennemi ;i\ ait échancrées à grand'peine deux jours a\iint. Ils ont refoulé une petite attaque ennemie au sud-est de Robecq et fait quelques gains du côté d'Hébuterne, ainsi que sur la rive droite de la Scarpe. D'autre part, les Belges ont brillamment contenu des détachements allemands qui essayaient de s'infiltrer du côté de Passchendaele. Enfin, les troupes françaises, assaillies à Seicheprey, près de Saint-Mihiel, ont rétabli, après un combat assez vif, toutes It-urs positions.

Ce sont des événements très secondaires

au regard de ceux qui se préparent, et

je né les énumère que pour ne laisser

subsister aucun doute sur la vigilance

de tous les alliés. Celle-ci est d'au,tant

, plus nécessaire que l'artillerie gronde en

- ce moment sur des points très distants

^; les uns des autres, depuis Nieuport et

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