‹ La Guerre au jour le jourChapitre 327 sur 360 · L'OFFENSIVE ALLEMANDE · texte numérisé non relu

L'OFFENSIVE ALLEMANDE

Avril.)

/ Dixmude jusqu'à la rive gauche de l'Avre, en sorte qu'il est difficile de savoir que^e sera la direction du prochain effort allemand. Ludendorfï nous tient systématiquement dans l'indécision, pendant qu'il rafistole ses unités maltraitées et qu 'il en attend probablement d'autres, ramenées du fi-ont oriental. L'heure venue de prendre un parti, il s'apercevra que nous avions l'œil ouvert partout.

Le commandemant suprême, aidé par un état-major dont il est juste de dire qu'il a déployé dans toute cette affaire autant de savoir que de dévouement, a dû accomplir cette tâche difficile de distribuer ses forces suivant les besoins du moment et les dangers plus ou moins grands que pouvait courir telle ou telle partie de la ligne, tout en ménageant des réserves dont il aura un jour certainement besoin. On sait que, dans la défensive, la valeur des positions et la puissance des tirs de barrage défient souvent la force du nombre. Mais c'est précisément la juste évaluation du strict nécessaire qui est délicate. Elle exige autant d'expérience que de coup d'œil et de sang-froid. A en juger par les graves échecs que l'ennemi a subis dans ses dernières tentatives, il y a lieu de croire que le dosage avait été fait dans de méritoires proportions.

Ll-COLONEL ROUSSET

(Cl. BeaufrèreJj

Chasseurs alpins et camions militaires dans Cassel.

Attendons maintenant les nouveaux essais de rupture que l'ennemi ne saurait manquer et ne manquera pas de faire avant qu'il soit peu. Il seront probablement

fort rudes et massifs. Mais s'ils échoiu - — comme nous en avons la ferme espé rance, — je crois que Hindenburg aur; de la x^cinc à recommencer.

Lt-COLONEL ROUSSET

(>^1. beau(rcre.)

Carrefonr, près de Dickebush, où la lutte fut chaude.

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