LE PROCHAIN CHOC TROUVERA LES ALLIES PRETS
(8 Mai.)
Ludendorff nous menace. Von den Bussche nous menace aussi, et nous objurgue. Mais il en est encore d'eux comme de ces chœurs d'opéra qui chantent : « Marchons ! Marchons ! » et ne bougent pas.
Ce n'est point, certes, que l'envie leur manque de secouer une torpeur qui se
prolonge beaucoup. Mais les derniers événements les ont rendus prudents.
Avant de se lancer à nouveau dans la bagarre, les généraux alliés* tâtent le terrain, comme les chats quand ils se sont aventurés sur un sol un peu trop brûlant. Des coups de sonde ont été portés
Camions transportant des troupes de renfort sur le front.
(CI. B««u(rerc.)
Lt-COLONEL ROUSSET
du côté de la ferme Anchin, au sud de Locre, et à l'ouest de Hangard. Aucun n'a été couronné de succès, mais, par contre, l'ennemi s'est fait assez fortement rabrouer par les Anglais à Morlancourt, où il a perdu plus de 200 prisonniers. Il doit renoncer à tout effet de surprise, et il est condamné à chercher
Peut-être privera-t-on l'ennemi, par des mesures préalables, du plaisir de s'en emparer de haute main.
Mais Ludendorff s'est chargé lui même de nous indiquer que ses ambitions n'étaient pas circonscrites à ce coin de Belgique. Il en conserve d'autres, toujours inassouvies, qui visent Béthune, ou encore.
(Cl . Sect. phot. de l'Armée.)