UN BRILLANT SUCCES DES NOTRES A CRAONNE
Une très brillante attaque de nos troupes leur a rendu le terrain qu'elles avaient perdu, le 22 juillet, sur les plateaux des Casemates et de Californie, lîst-ce à dire que la bataille soit finie de ce côté? Non, il est vraisemblable que le kronprinz s'entêtera et qu'il continuera jusqu'à ce que les moyens viennent à lui manquer. Je crois avoir dit comment cela ]jourrait arriver.
Contentons-nous, pour le moment, d'indiquer qu'une activité significative reprend sur le front britannique. Il ne s'agit encore, il est vrai, que d'opérations de détail, mais vigoureuses et généralisées, qui se t;ombinent avec de nombreux combats aériens et des borhbardements ininterrompus. Devant l'armée belge, également, le fracas de l'artillerie retentit furieusement. Et il est permis de voir en tout cela, ( omme à l'ordinaire, les signes avantcoureurs de prochaines actions.
Le front occidental est celui que les .Vllemands tiennent le mieux garni. Il comprend une cinquantaine de divisions de plus que l'autre ; mais, en présence des forces concentrées de la France, de l'Angleterre, de la Belgique et bientôt,
peut-être, de l'Amérique, cette masse deviendrait très probablement insuffisante, pour peu qu'elle fût attaquée ^vec vigueur et concordance en des points différents. C'est parce qu'il redoutait cette aventure que l'ennemi d'abord s'est repUé sur la fameuse ligne Hindenburg, maintenant un peu écornée à ses deux ailes, puis a essayé de prendre les devants, tant en Champagne et dans le Laonnois que sur l'Yser. Ses efforts n'ont abouti qu'à des résultats insignifiants et sans consistance ; en sorte que, pour lui, le dajiger persiste et même peut s'aggraver avec le temps.
On m'objectera que les événements de Russie vont peut-être permettre à Hindenburg de diriger encore de nouvelles forces contre nous. Il est certain, malheureusement, que, d'une part, les troupes de Kornilof effectuent sur Tamopol une retraite qui paraît assez mouvementée, et que, de l'autre, la bataille de Smorgon- I^evo, après des débuts heureux, semble avoir quelque peu fini en queue de poisson , par suite de la «conduite» d'une partie des régiments russes. Mais lisez tout de même les communiqués allemands et autrichiens.
U-COLONEL-ROUSSET
LA GVEkRE AU JOUR LE JOUR.
Ils VOUS diront que cette bataille a repris lundi matin, avec une vigueur nouvelle ; que bien qu'avançant par son aile gauche vers Tarnopol, Boehm-Ermolli rencontre à son aile droite une vive résis-
les dernières. Elles pourraient fort bien cesser sous l'action d'une volonté rigide, agissant avec des pouvoirs absolus. Ce ne serait même pas la première fois que l'Histoire nous montrerait une évolution de
(CI. Beaufrère.)
Mitrailleuse contre avions installée au sommet des <.< creutes ».
tance ; qu'enfin à la frontière moldave et sur le bas Sereth, « la vivacité de la canonnade fait prévoir des combats imminents ». Ce n'est donc pas encore, pour les coalisés germaniques, le moment de considérer le front oriental comme apaisé ou près de l'être.
Qu'ils ne comptent pas trop sur les déplorables défaillances des léninistes, encore qu'elles ne soient probablement pas
cette .sorte, et il n'y a qu'à, consulter la nôtre pour le savoir. Te veux dire ai
que,
Je veux dire pour un temps encore indéterminé, le front occidental, où opèrent les deux princes héritiers, devra se contenter de ses propres forces. Et il n'est pas démontré du tout que celles-ci seraient suffisantes v alimenter, à elles seules, un bat général, s'il s'en jour.
pour un comigageait quelque
U-COLONEL ROUSSET
Vue du canal de l'Yser, au nord de Dixmrxde.