‹ La Guerre au jour le jourChapitre 56 sur 360 · FEMMES RUSSES SOLDATS · texte numérisé non relu

FEMMES RUSSES SOLDATS

Indignées de la défection de certains de leurs frères, des femmes russes ont fourni des bataillons de volontaires. Entraînées militairement, elles se préparent à combattre Jusqu'à la mort les oppresseurs de leur patrie.

U-COLONEL ROUSSET

LES FAITS

Au nord de l'Aisne. — Des combats se poursuivent toute la journée sur le plateau d'Hurtebise et au sud d'Aillés, sans que l'ennemi puisse réaliser la moindre progression: nos contre-attaques nous rendent même taxe partie du terrain perdu pendant la nuit.

En Champagne. — Bataille sur le mont Haut, Les Allemands prennent quelques tranchées qu'ils reperdent presque aussitôt

Vissant, — Un sous-marin allemand s'échoue sur la plage dans la matinée : l'équipage est jait priunnier mais il détruit son navire avant de l'abandonner.

En Russie. — La retraite des armées du sud-ouest s'accentue sur tout le j'ront i alicien et en Bukouine.

L'armée roumaine remporte des succès Icccvx cuez importants en Moldavie, mais ils ne sauraient avoir d'influence sérieuse sur la situation générale.

A Péircgrcd. M. Kerertiku * <flcrce de constituer un ministère d'union et de conrentrution.

Front britannique. — La canonnade fait rage et l'ennemi est soumis à un bombardement formidable.

En Galicif — Les armées allemandes continuent à progresser au nord du Dniester où elles approchent de la rivière Zbrucz qui foime la frontière austrorusse, et ou sud du Dniester où elles atteignent a ligne Hoicdnka-Zablotof.

Front 1 usse du Nord. — Un bataillon de fcrrmes, organisé militairement, vient de recevoir le b ptême ( u feu dans des ccmlots près de Smcrgcnié. On mande de P trcgrad que 20 d'entre les ccrrlcticnies ont été tuées et 150 plus ou moins grièvement blessées. Le bataillcn s'est porté en cvcrt tordis qve Us Ixnfr.es d'un régiment voisin se repliaient sens ordre.

Front ictiTiain. ■ — Latence de nos alliés se poursuit vers la ^ f rentière de Ircnsyhcnie: les forces qui leur sent f pesées battent en re raiie jusqu'à la fron ière hongroise, dons le massif du Berek.

guerre elle-même, elle est aussi plus dangereuse. Et elle le deviendra d'autant plus que la supériorité des armes passera plus complètement du côté des alliés. Avis à tous les intéressés.

Je ne sais maintenant si l'armée de Tcherbatchef, qui opère en Moldavie, a échappé à la contagion. Toujours est-il qu'elle vient, de concert avec l'armée roumaine reconstituée et qui rentre brillamment en scène, d'infliger un échec

sanglant à l'archiduc Joseph, dans la vallée de la Susita, aux confins des Carpat, es. Il ne serait pas du tout impossible que, par ce coup de revers, elle refroidît un peu l'ardeur^ offensive de Boehm- Ermolli, obligé désormais de surveiller son flanc droit. Nul n'ignore, en effet, que c'est souvent par des actions latérales, même engagées à grande distance, qu'on parvient le plus sûrement à paralyser les efforts de son ennemi.

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