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Carte de la région de l'Yser, d'Ypres à la mer du Nord.
Lt-COLONEL ROUSSET
l' AOUT
Bataille des Flandres. — Les Allemands lancent
des forces considérables à la contre-attaque des nou-
. velles positions britanniques entre Westhoezk et
Saint- Julien; ils obligent nos alliés à abandonner ce
dernier village,
Verdun. — Sur la rive gauche de la Meuse, après un bombardement qui a duré plusieurs jours, l'ennemi atta:]ae les positions que nous lui avons enlevées h 17 juillet entre Aoocourt et la cte 304; quelques éléments de nos tranchées de première ligne restent entre ses mains.
Chambre des députés. — M. Ribot répond aux asizrlions du chmcelier Michailis sur les visées annexionnistes de la France: il rappelle d'abord sa propre déclaration du 21 mars, où il a répudié toute politique fe conquête et d'annexion par la force, puis l'ordre du jour voté à l'unanimité par la Chambre à la suite dujOomité secret du 1®' au 5 février dernier.
Bataille des Flandres. — Les Allemands font de nouvelles et vaines tentatives pour réoccuper le terrain perdu au nord-est d'Ypres. Sans se préoccuper du chiffre toujours plus élevé de leurs pertes, ils lancent des masses compactes sur les positions britanniques entre Saint-Julien et la voie ferrée d'Ypres à Roulers. Mais les vagues d'assaut sont partout arrêtées puis dispersées par les feux de la défense.
Paris. — • Démissions de l'amiral Lacaze, ministre de la Marine, et de M. Denys Cochin ministre da Blocus.
En Russie. — Dj nouVzaux chingzm entt se produisant dars ie hiut commandement des armées: Le général Brou siloff est mis à la disposition du gouvernement provisoire et remplacé, comme généralissime des armées russes, par le généra! Kornilof. Le général Tcheremissof devient chef des armées du front sud-ouest.
Soit pour venir indirectement en aide à son confrère bavarois, — ce qui, à cette heure tardive, est devenu un faux calcul, — soit pour tenter un suprême effort avant qu'une partie de ses moyens lui aient été enlevés, il a attaqué très violemment à la fois les hauteurs de Cerny et les abords de la cote 304 à l'ouest de Verdun. Ici, il a récupéré seulement quelques tranchées avancées, dont il ne tirera aucun bénéfice. Là, il s'est fait refouler avec rudesse, et c'est nous qui, finalement, avons un peu avancé
tout le long du plateau, jusque près de l'Épine de Chevregny.
Je serais bien étonné si, étant donné les événements des Flandres, son ardeur offensive pouvait se soutenir longtemps encore. Elle a grand besoin d'aliments, car Dieu sait ce qu'elle en consomme.
Or, il va falloir que, désormais, le flux des ren orts change de direction et oblique vers les champs de Belgique, où le prince Ruprecht paraît, depuis hier, en posture de quelqu'un qui réclame des étais.