NOS ALLIÉS BRITANNIQUES REPOUSSENT DEUX ATTAQUES ALLEMANDES
(7 Août.)
Le temps, qui semble vouloir se rasséréner, va peut-être permettre bientôt de passer à des opérations plus larges que celles dont les communiqués font mention depuis quelques jours. Mais il faudra pour cela que le sol s'assèche, ce qui exige encore un certain délai.
Le seul incident digne en ce moment d'être mentionné est une attaque lancée par les Allemands dimanche matin, et répétée le lendemain, contre les environs d'HoUebecke, sur le canal d'Ypres à Co-
mines. L'ennemi, après avoir un instant occupé le village, en a été chassé définitivement, suivant un programme qui ne comporte presque aucune variation. Ces échecs réitérés n'empêchent pas, il est vrai, les radios allemands de prétendre que les troupes du prince Ruprecht ont récupéré en entier le terrain perdu par elles dans notre première journée d'offensive. Mais ne racontent-ils pas également, avec un sérieux véritablement comique, que des troubles ont éclaté en Angleterre, puis
U-COLONEL ROUSSET
LES FAITS
Front occidental. — Les troupes françaises font des progrès au nord-oues de Bixschoote. Elles exécutent d'heureux coups de main sur le front de l'Aisne, près de la ferme de Noisy et sur le front de Verdun, dans la région des Eparges.
Londres. — La société serbe offre un déjeuner en l'honneur de M. Pachitch premier ministre de Serbie. Lord Robert Cecil et M. Lloyd George qui sont présents, rappellent le rôle joué par la Serbie pendant la guerre : » Sa vaillance a été au-dessus de tout loge et c'est le devoir sacré des alliés, aussi sacré que leur devoir envers la Belgique, d'assurer sa restauration... Quelle que soit la durée de la guerre, l'honneur britannique est engagé à ce que la Serbie sorte du cor flit indépendante et entièrement restaurée... La Belgique a barré la route à l'Allemagne à l'ouest; la Serbie a arrêté les puissances centrales en Orient, die continuera à monter la garde aux portes de l'Orient. »
Front occidental. — Progrès françaisen Belgique : occupation deplusieurs fermes à l'ouest de Bixschoote et à l'ouest de Langemark- Coups de main des troupes britanniques autour de Lens; destruction d'abris et bouleversement des organisaîicns défensives. ^ Armée belge. — Le général de Ceuninck, nouveau ministre de la Guerre, a adressé un ordre du jour à ses troupes dans lequel il rappelle les trois armées passées avec elles au front. " Ces années m'ont permis de me rendre compte de la valeur du soldat belge, de son endurance, de sa ténacité et de sa bravoure. Scus les ordres de chefs dignes de la commander l'armée marchera en toute confiance centre l'ennemi.»
Paris. — M. Basly, maire de Lens, arrive avec plusieurs rapatriés. « Pendant deux ans, dit-il, nous avons en quelque sorte, vécu dans les caves... nous avons souffert et nous avons (U faim... pourtant le moral de la population est resté excellent. »
ici même, le jour de la revue de Longchamp, laquelle s'est passée au cours de Vincennes, comme chacun sait? Je veux bien que les Boches soient des gens crédules, toujours prêts à avaler les couleuvres que leur ingurgitent les littérateurs officiels. Celles-ci sont tout de même d'une dimension telle qu'elles pouraient bien s'arrêter dans les gosiers.
Rien de nouveau sur le front russe, sinon que la canonnade semble reprendre du côté de Smorgon et de Vilna. Par ailleurs la situation est toujours, inquié-
tante. Je dirai même qu'elle s'aggrave plutôt qu'elle ne se détend, car les Austro- Allemands, avançant à l'est de Czernowitz, menacent Chotin, ville russe, tandis que le centre de l'armée commandée par l'archiduc Joseph a pénétré en Moldavie par la vallée de la Moldava et de la Bistritza. Il serait urgent que l'influence de M. Kerensky, quia repris le pouvoir comme une sorte de dictature, s'exerçât d'une façon absolue et inexorable sur les troupes dissociées de Kornilof, pour leur rendre ce que lui-même appelle leur combativité.