LE GENERALISSIME FÉLICITE LES VAINQUEURS DE VERDUN
(26 Août.)
La restauration à peu près intégrale de nos anciennes positions devant Verdun est un événement qui, à l'époque où il se produit, doit entraîner les plus heureuses conséquences. L'ennemi y perd le bénéfice d'une année de guerre, pendant laquelle il n'avait ménagé ni son sang ni ses forces. Nous y gagnons, nous, l'incontestable avantage de forcer ce même ennemi à abandonner à tout jamais les espoirs de rupture qu'il pouvait encore conserver.
Nul n'a donc mérité mieux que le général Pétain, deux fois sauveur de Verdun, la haute distinction dont il vient d'être l'objet et que le ministre de la guerre a accompagnée de félicitations si chaleureuses. A celles-ci, la France entière s'associe
d'un seul cœur. Elle pense avec autant d'émotion que de gratitude à ces troupes valeureuses, qu'elle eût souhaité de voir appelées à l'honneur d'une citation directe et dont l'ardeur inlassable vient encore une fois de se manifester avec un si victorieux éclat. Elle se souvient aussi de ceux qui préparèrent In libération définitive de notre grande citadelle et, sous les ordres du général Nivelle, y préludèrent par la brillante reprise de Douaumont et de Vaux. A toute cette phalange illustre, dont les chefs sont des maîtres et les soldats des héros, elle envoie son salut reconnaissant.
Le coup qui vient de frapper l'ennemi est si rude que celui-ci en paraît comme sidéré et ne réagit guère, sinon par son
Lt-COLONEL ROUSSET