‹ La guerre; causes immédiates et lointaines, l'intoxication d'un peuple, le traitéChapitre 101 sur 124 · LA GRANDEUR DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA GRANDEUR DE LA FRANCE

Guillaume II que vont les vœux des neutres, et nous sommes prêts d'avance à nous en remettre à leur jugement : que nos adversaires organisent un plébiscite; nous leur laissons le droit d'en déterminer les formes et nous en acceptons d'avance le verdict.

N'est-ce pas un symptôme grave que cette quasi unanimité des peuples en notre faveur, qui rallie à notre cause, presque sans exception, tous ceux qui ne sont pas retenus dans la captivité germanique par des raisons directes d'intérêt personnel? Cpmment l'expliquer? — Envie, répondent les écrivains d'outre- Rhin, parti pris, préjugés. — Pauvres réponses. A qui persuadera-t-on que l'Angleterre envie le Togoland ou les plateaux desséchés de l'Afrique Occidentale allemande, ou que les citoyens français jalousent le bonheur des sujets du Kaiser I — Préjugés? Parti pris? — Mais ce sont nos écrivains qui ont lancé votre gloire; Michelet, Quinet, Taine, Renan ont été les héraults de votre renommée et ils ont crié à tous les coins de l'horizon ce qu'ils devaient à votre enseignement, sans même se demander si leur reconnaissance ne se trompait pas souvent d'adresse et si les méthodes qu'ils vous remerciaient de leur avoir apprises n'avaient pas chez nous leur origine. Notre école actuelle de germanistes vous a-t-elle jamais trop parcimonieusement mesuré les éloges, et de Gœthe à Wagner, lequel de vos maîtres n'a pas eu chez nous ses disciples et ses fanatiques? — Les Anglais n'ont été ni moins dociles, ni plus réservés dans l'admiration. Il suffit pour s'en convaincre de lire dans la Scieniia du !•' janvier 1915, l'article de M. Ashley, le professeur de l'Université de Birmingham, qu'il n'y a pas si longtemps l'Université de Berlin, en lui décernant le titre de docteur honoraire, appelait « un ami fidèle de notre nation ».

Ce qui vous a aliéné les sympathies, c'est votre

Tanité, votre incapacité totale à sortir de tousmêmes, la paralysie chez vous de toutes les faculté de critique et même de raisonuement M. Wundt porte un nom respecté, il a rhabitude de la réflexion. Et c'est ce philosophe qui ose écrire : (SeienticL, p. 82) — tt La Belgique» par les traités qu'elle arait conclus en 1906 et en noYembre 1909, avait cessé d'être neutre », — cooMvie si, en jbdhnetiant m^ne Texistence de ces traités iimagjaaû?e6 et absolument controuvés, des adies qui n'ont ^é connus qu'en octobre, pouvaient, quels qu'ils fussent, justifier le crime commis par l'Allema^e au mois d'août, ce La Suisse, continue M. Wundt, les États Seandinaves, la Hollande, le Luapembourg se sont abstenus de semblables conventions : aussi ont^ik sauvé avec leur intégrité, leur neutralité- » Aiiœi la sieratcalité du Luxembourg, si nous en croyons M. Wun^ a été respectée 1 — « Il n'y a pas une personi^en Allemagne, continue votre psychologue, qui ait jamais parlé de faire violence aux États padfiques. Ceux qui ne connaissent pas les sea&iments qui dominent en Allemagne à ce sujet au qui.i^ âe dêâsnent pas la peine d'apprendre à les connaître, auraient pu du moins être convertis par les débuts de la guerre, on sait qu'encore après la prise de Liège, le Gouvernement Allemand a offert à la Belgique de lui garantir son intégrité,, dans le ca^où elle cesserait toute jrâaistance et permettrait le passage de l'armée qu'ime urgente nécessité imposait pour des raisoois militaires.

« Le Luxembourg, dont le Gouvejmemenlï s'est contenté d'une protestation justifiée, n'a subi jmcun dommage et personne ne pen^ de ip^me à l'arenir à mettre en question son indépendance. i>emjLzi2»mburgischen Lande, dessen. Hegierang sich mit dem berechtigien Protest begnûgtey kt kcinHaargekrûnmi

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