‹ La guerre; causes immédiates et lointaines, l'intoxication d'un peuple, le traitéChapitre 25 sur 124 · LA MOBILISATION AUTRICHIENNE · texte numérisé non relu

LA MOBILISATION AUTRICHIENNE

ornâtes qu'elle affecte à propos de la mobifisation rosse, alors que TAutriciie, la principale intéressée^ n'y voit pas un motif de rominre les négociations, et que TAllemagiie est largiement garantie eHe*même par les promesses de S&r Ed: Grey f

Mous somme» obligés> de supposer ou bien que M. de BethmaB»-Hcâweg a senti que le comte Berchtold flédiîssait et qirïl m voulu couper court à ses héestatiotts en le prédpitffisi dass la guenre, ou bien qu'il a cru pefUTOîr se serrir vis-à-vis de F Angle^ terre des préparatifii du Cabinet de Pétersbourg comme d'un pvétexte suffisant pour excuser son aitaquei Comme les faits le dteiontrenft, dès le 29, H était résolu à la rupture; il avait été arrêté par la surprise que hà avaft causée le langage du Cabinet de Londres. Le M, il espdie jeter une ombre défavo^ cadde sur les intei^îons de la Russie et dbtenir ainsi la neutralité au moins parti^e de la Graadde-Bretagne^ ei il court le nsqi»« D'ailleurs, il se rend compte que toute tergiversatîen nouvelle serait fbneste k sa cause, puisqu'elle mettrait fatalement dans una lumière crue ses véritables intentions et qu'il serait forcé ou bien de consentir à une transaction dont il ne veut à aucun prix, ou de renoncser à' tout espoir de dissimuler sa responsabîttté.

Dans son discours au Reî<distag, M. de Bethmann-* Hnllweg'a dît : — C'est de Vienne que devait venir la déeîsîon« Mais avaaort quViIle arrive, nous apprenons que la Russie a mobîHsé touêes ses forces militaires'* — Or, d'abord) la mobilisation générale russe n^a été qu'une réponse à la mobilisation autrichienne qui a eu lieu à la première heure '. {Lwrt jaune^ n* ii5.) — Ensuite, il n'est pas exact que l'Autrk^he n'eût pas

i. Sur eette question de la priorité de la mobilisation a4ttri«> chienne, M. Dnrkheim a apporté des preuves irréfutables. {QvX a oooia la. gmerrê? p. 64.)

déjà manifesté sa décision, puisqu'elle avait autorisé son ambassadeur à discuter avec M. Sazonof les termes de sa note du ^ juillet.

La légation allemande de Sophia a communiqué à la presse un avis officiel du il août, ainsi conçu : « Le gouvernement russe prétend que, pendant que les pourparlers étaient en plein cours, le gouvernement allemand aurait remis son ultimatum. Cet exposé ne répond pas à la vérité. » — Il est toujours facile de nier, mais Fultimatum allemand a été remis au ministre dans la nuit du 31 au i*' août. Il faut donc que Sir Ed. Grey ait été victime d'une lamentable hallucination quand il télégraphie dans la journée du 31 à Sir G. Buchanan.: «J'apprends par V ambassadeur d'Allemagne que Fambassadeur d'Autriche a été informé qu'il pouvait converser avec le Ministre russe. — C'est avec grande satisfaction que j'ai appris que les pourparlers sont repris entre l'Autriche et la Russie. » (Livre bleu^ n* 110.) — Que valent les démentis en présence de faits aussi précis I

Guillaume II, personne ne l'ignore et il s'en glorifie, n'est pas un vulgaire monarque constitutionnel, et qu'il ait cru bon de dire son mot dans la querelle, il n'y a là de quoi surprendre personne. Ses télégrammes forment la principale parure du Livre blanc, dont le néant offre un si suggestif contraste avec l'abondance des recueils diplomatiques anglais et français.

La rédaction des dépêches du Kaiser n'est pas très heureuse. « L'agitation sans scrupules, dit la première (28 juillet), qui s'exerce depuis des années en Serbie, a déterminé l'assassinat de François-Ferdinand. Les Serbes sont encore dominés par l'esprit qui les a

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