‹ La guerre; causes immédiates et lointaines, l'intoxication d'un peuple, le traitéChapitre 42 sur 124 · LALLBMAGNB ET LA RUSSIE · texte numérisé non relu

LALLBMAGNB ET LA RUSSIE

lourde, et la Russie, «qui «vait scandalisé les lieiUes doitairièies en se rapprochant d'une démocratie, en ressentait iquelque pudenr. L'intimité était sincère, mais, trop récente,' toahissait une gdn^ involontaire. Le iliimps' était indispensable, et les éprevres, pour donner aux poHtiijues des deux pays Taisaiice et la faamliartté qui permottraient la pleine ouverture de

Puis, la Russie n*ayait pas eomj^teinent rompu a^ectdes souvenirs 4*autant' plus >rêd<mtaUes qu'As étaient fort an<âens.

iLa^guerre de Sept ans avafttienseqfné è Frédéric II la force de TEmpire Moscofile. La baitaille de lùmersdorf (ITM) avail "été povH lui un Irrémédiable désastre; à deux reprises, Berlinjavait été occupé, et la Prusse était perdue si la mert de 'la tsarine ÉlkabeUi a'eûi livré le pouvoir è un souveran allemand doDft la lamentable dtf ection permit è Frédéric d'ob» t«ir un traité honorable.

La leçon lui profila etil recomatanda à ses suoœsseurs de maivtoair à iomi prix des relations amicales wmc la cour àe Pétershourg. Ses conseils dirent docilement suivis pendant plus d'un siècle, et c'est 4 laprdtection ru8se>qv6 la FÎrusse dot^ d^bord sa libération en ÈèiZf puis ses victoires en 1866 et exi 1870. Goilhrame I*" n'exagérait rien quand, dans un élan de reconnaissance, il écrivait à Alexandre II le 27 lévrier 1871 : •« La Prusse n'oubliera jamais que b'csti Votre Majesté qu'elle doit Theureuse issue de la^guOTre. »

jklalgré ses nmounes personnelles contre Gortcdurirav et la- colère que lui avait inspirée Tintervention ^dlAlexandre il en 1875, quand le Tsar avait déjoué les proj^s de TAllemi^e confire la France et cowerti'desa'proteotîen le>marécfaal de Mao4lahon, Bimarok, tout imbu des iuoratives tra di ti ons de. la

monarchie, n'avait accueilli ni sans hésitation, ni sans inquiétude, la pensée de se séparer de la Russie. En 4879, Talliance avec TAutriche lui fut presque arrachée par Ândrassy et, jusqu'à la dernière minute, il s'attacha à lui donner un caractère plus général et à émousser ainsi la pointe dirigée contre l'Empire du Nord. Il ne cessa pas dans la suite de chercher à se dégager des obligations trop étroites que lui imposait son entente avec Vienne, et il ne fut satisfait qu'après avoir conclu avec Alexandre III la contreassurance de SkiemieVitse (21 mars 1884).

L'Allemagne qui, depuis le traité du 7 octobre 1879, était tenue de soutenir l'Autriche si elle était attaquée par la Russie, promettait à la Russie de ne pas intervenir si l'attaque partait de Vienne. Comme il n'est jamais facile d'établir de quel côté vient l'agression, en réalité Bismarck se réservait, au moment décisif, la liberté du choix. — J'ai souvent couché à deux, disait à Alexandre I", lors de l'entrevue de Tilsitt, Napoléon, volontiers brutal dans son langage; jamais à trois. — Mais Bismarck, bon protestant, n'ignorait pas que Luther lui-même avait approuvé la bigamie.

La contre-assurance de Skiernievitse ne fut pas renouvelée par Guillaume II, malgré l'insistance de Bismarck, et, si nous en croyons le prince de Hohenlohe, le dissentiment qui éclata à cette occasion entre le souverain et le vieux Chancelier, fut une des causes de la disgrâce de celui-ci. Les monarques qui débutent ont des délicatesses que la vie déflore vite. Guillaume II comptait, pour conserver les bonnes grâces de la Russie, sur d'autres moyens moins compliqués et plus avouables, sur ses dons de séduction personnelle, sur les caresses enveloppantes dont il fait profession, sur les longs souvenirs d'amitié confiante des dynasties, surtout sur la solidarité des

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