‹ La guerre; causes immédiates et lointaines, l'intoxication d'un peuple, le traitéChapitre 43 sur 124 · AVANT · texte numérisé non relu

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souveraiBS que menace la poussée démocratique. Il ne se trompait pas et, même après Cronstadt, les rapports entre Berlin et Péiersbourg conservèrent un caractère d'intimité contiale. « Que Tentrevue de Qronstadt, disait Gaprivi^ au Reichstag (27 novembre iB9i), donne lieu à des inquiétudes plus grandes que celles que Ton a eues jusqu'à présent, je n'en orois pas un mot. J'ai ^a conviction la plus ferme, — ferme comme un roc, — que les iBtentions personi^lles du Tsar scmt les plus pacifiques du monde. i>

Ses ministres n'étaient pas plus belliqueux. Ona dit de M. de Gi«rs* que, pendant douze ans, il avait personfiifié la mauvaise humeur laissée à Pétersbourg par le Congrès de Berlin (188^895). Cette mauvaise humeur n'était guère active; en réaUté, par sympathie et par conviction naturelle, il était plutôt partisan d'une entente avec te Cabinet de Berlin, et s'il servait loyalement la politique de ses souverains, il n'y apportait aucune fougue. Bi^i que ses relations swBciBS hommes poUtiques français l'eussent guéri de quelques-unes de ses préventions, il n'avait aucune t^Didresse pour la démocratie, et c'e^ en toute loyauté qu'yen revenant de Parés, il s'arrêtait à Berlin pour y ri^>èlep l'assurance de ses volontés pacifiques. Quand 9 mourut en 1895, il fut remplacé par le prince Lobanov, qui devait la confiance du Tsar au rôle de conciliateur qu'il avait joué comme ambassadeur à Vienne. Nicolas II épousait une princesse Allemande (1894), et le liatit personnel de la cour, pas plus que celui des ambassades, n'était jnispect de passions slavophiles.

Un moment, le rapprochement de la* Russie et de

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