‹ La guerre; causes immédiates et lointaines, l'intoxication d'un peuple, le traitéChapitre 90 sur 124 · LA RICHESSE DE VALLEMAGNE · texte numérisé non relu

LA RICHESSE DE VALLEMAGNE

Il se passionne pour Tœuvre frénétique de son siècle, il en est fasciné, et T Allemagne avec lui. Les milliards avec lesquels jonglent ses économistes, produisent sur les imaginations effarées le même trouble que les distances astronomiques : plus de 12 milliards de produits agricoles, un commerce de 25 milliards. En un quart de siècle, la production minérale de FAllemagne passe de 500 millions à 2 milliards et demi; la population qui était de 40 millions en 1870est de 68 millions actuellement, et toute cette mutti* tude vit en somme largement, n'émigre plus, économise; la fortune des caisses d'épargne augmente de 13 milliards; le capital national s'enrichit de 5 à 7 milliards par an. La Deutsche Bank est une puissance dont les conquêtes rappellent celles des anciennes Compagnies des Indes. Les sociétés de navigation, la Hamburg-America, le Nord-Deutscher-Lloyd, la Hansa, etc.. chassent des mers le pavillon français, et leurs progrès épouvantent TAngleterre.

Comment ce flot d'or qui coule n'a-t-il pas englouti et absorbé les folies militaristes? Les commerçants et les industriels ont d'habitude horreur des crises qui ébranlent le crédit, suspendent les affaires, multiplient les faillites. D'instinct, le travailleur qui crée la richesse déteste les perturbations violentes qui gâchent les fortunes. Au moment de l'absurde querelle de Fachoda, même les plus chauvins de chez nous s'épouvantèrent en songeant que les relations commerciales entre la France et l'Angleterre risquaient d'être suspendues. Sans parler des hasards de la fortune, — car, après tout, on ne sait jamais comment une guerre finira, — que gagnerait l'Allemagne à ruiner la France, la Belgique et l'Angleterre? Quand nous n'aurons plus rien, avec quoi lui paierons nous ses marchandises? Les clients qu'elle trouvera

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«u Maroc oxi en MésopotamM^ vaudront-ils ceux qu'elle aura p^tius»

Ces conaidémlî^is s&ùi si fortes que jusqu^à la dernière Bi»mite, beaucoup de gens proéenf^ment rûâonniMes n'osl pas cru à la giœrre. Au pekiide vue matérifii, il est évident que la rupture a été po«r FAU^BAgne UA^incomprâieiJffiîble fdlie. Suf^osez-Ia une minute, — oe qui est du r^ste par£sd[tomaii absurde, -^ comptètement TÎctorieuse^ nous dictuit à sa guise ses conditiofflESy nous pressurant jusfu'o» dernier écu et emportant nos dernières pendules, smi triomf^ se soldera jpor ua toorme<(éBeit. La gmcre peut encore engendrer d*adiiûrables vertos, mais les temps sont passés où eUe endchissait les vainqnenrsw

Le malheur de la gnouie bourgedksie alIeniMide est de ne pas avoir compris cette situation. B a manqué à ces négoctants^que Teapérience cepaidaaA aurait dû av^rtk et qui emfaarffasakmt daios ksoz boidzott rânel les mardiésles plus éloignés,, le s«i8 de la solidarité universelle. L'égoïsme est le ptns fidlacieuxdes cdc»k;etieinatiûmi£[smeesttottjount>mie cause d'aiiaiblmemeiit et de jruine.

Les industriels et les négociants rfaénaosou niest^ phaUenSy en dépit de leuts remaorquiablea faemlbés organisatrices, souffraient du même mal que la nation tout entière^ l'eaœessive et dangereuse iap»^ dite de lemrs succès. C'est une gloire que d'Sâtre im parvenu, un seif-made man^ à condition de ne pas en tirer vanité, et il uest pas donné à chacun de poerter sans morgue sa roÉure. L'AIlfflaaagnejoiâsBaÊt moins de sa fortune qu'elle ne i*étalait et ne travaillait à Taccroître. Tous les voyageurs qui reviennent d'autre^ RMn nous traduisent la même imprcssien: Tédîfica* été trop rapidement coixstruit sur des assises bnoilantes; la fortune pidriiqpie augmente- avec une extrômei rapidité, mais» les^ béatéfices^ tsoià. trop oonc^

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