‹ La guerre; causes immédiates et lointaines, l'intoxication d'un peuple, le traitéChapitre 93 sur 124 · LES SOCIALISTES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

LES SOCIALISTES ALLEMANDS

déments môme de TÉtat » ; il jure de ne pas « abandonner le combat avant d'avoir débarrassé le pays de cette maladie ». Il fait appel à ses féaux contre « cette bande de traîtres ». Ces mines de croquemitaine et ces éclats de voix ne trompent que les badauds à l'étranger. L'Empereur sait bien, suivant une parole qu'on lui prête avec assez de vraisemblance^ que <c ses socialistes ne sont pas si mauvais ». Dans ses jours de méchante humeur, M. de Bethmann- HoUweg avertit les députés de l'extrême gauche qu'il leur en cuirait d'essayer de passer des paroles aux actes. Ils l'écoutent avec d'autant plus de placidité qu'ils n'ont jamais, même en rêve, pensé à une révolution. Leur héroïsme se borne tout au plus à tenir quelques réunions publiques ou à oi^niser des processions, sous l'œil paternel d'une police qui sait à quoi s'en tenir; après ces manifestations de tout repos, tranquillement, bras dessus, bras dessous avec sa femme, chacun va boire sa bière et manger son Nierenbraten avec l'appétit que donne une conscience satisfaite. Jamais les socialistes n'ont tenté de peser sur le gouvernement par une grève politique, analogue aux grèves des mineurs, des postiers ou des cheminots, en France, en Angleterre et en Italie. C'est un parti de parade dont la complète incapacité d'action contraste tristement avec la force apparente.

On a même soutenu, avec une certaine vraisemblance, que les ministres ne sont pas autrement mécontents de ses triomphes. Il leur fournit un moyen infaillible de rassembler autour d'eux les forces réactionnaires, en effrayant les classes moyennes; il discipline les masses qu'il enrégimente et qu'il contribue à dresser à une parfaite obéissance. Il suffit d'avoir vu une fois le vieux Bebel présider un Congrès, de l'avoir entendu rabrouer les dissi-

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dttits et dicter ses ordres du jcmr, pour r^rouver ^i lai le fils du sotts-offider fMrussieB; c'est une t^^re qui se s'efface pas faciknieiit, remarque très jusÉuai^it M. ÀDdler.

Le sociaUsme allamxitd ert iatoniaticmaUste, miôs Benlemeat hors de rAUemagne. On s'en aperçoit vite quand on étudie ses rapports avec les petits peuples voisitts. L^ Danois, les Polonais, les ilâtlandais, les Tchèques, qui se fottPToieBt dans, ses aflsbes générales, sont toaûlés par les Biîlitaiit&pciK- «eus avec u&e morgue si hautaine «t une ifisoknce si dédaigneuse qu'elles révolftc^iles plus pubcifiques. Ces prophètes de l'égnlité se regmsdent comme les dispensateurs d'unevérité supérieure qui a éèé révélée à leur patrie, et, dœtranîees in^^littits, da sommet de la montagne marxii^ ils toisent les paumnes hères qui implorent de leur bouche la pacole swnte. Us sont bien les fils in&elieotuels de ce LaseaUe qui fut, à sa façon, un précufseur de Bismarck et donileyrait ^BS^itiel était l'hypertrophie <ki moi. Kari Macx, leur second maître, n'a jamsis^^^ flmtimilitwriste.

Des cahiers meuatÊeU sc^iàUsteê dont M. Andler a doimé d'importants extaâtsy il est facile de tijE«r nn excellent maauel itTusage des o&nqumiadore^

Le souci de la grandeur naldonale est te premier deroir de quicoffiqne veut tanraiUer à l'unité de l'humanité. Les progrès rapides de kl population et de l'industrie de rAllemagne L'obligent à étendre «on territoire et jusMent ses appropriations; eUe doit regagner le iemûn «pi'elle s^est laissé enlever par la France et TAii^sterre, parce qu'anuuie « nation, menacée et injustement entravée dane^son propre «bâvétoppement,, n'est teane^ par amour d& la paix, de consentir à une yngulation lente, insensîUe dans le détail, mais meuctrière à la fin »• --t Bes colonies^ encore des: caioBies* iDtn les prendra où on

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