CHAPITRE V
Lecture de la déclaration de guerre à Saint-Cloud. — Le Conseil. — Etude de cette déclaration. — - Segris demande a Le Bœuf si l’on est prêt. — Le Bœuf répond affirmativement et dit que jamais meilleure occasion ne s’est offerte. — Inquiétudes tenaces de Napoléon qui prie Witzthum de demander à François-Joseph de provoquer la réunion d’un congrès. — Entretien de M. Oliivier avec Benedetti au quai d’Orsay le 15 juillet au matin. — L’ambassadeur n’aurait rien appris de nouveau M. Oliivier et au duc de Gramont, mais il a confirmé ses dépêches et ses rapports — Sa présence eût été utile devant la commission des Crédits du Conseil et le Corps législatif. — M. Oliivier le raille de scs plaintes contre un article défavorable du Constitutionnel et ne 1 interroge pas plus amplement sur la dépêche d’Ems. — On connaissait cette dépêche à Paris dès le 14 au soir par 1 Agence Havas. — La dernière communication de Benedetti et son rapport du I 4 auraient dû éclairer le Cabinet. — Son entretien du 15 juillet au matin a dû confirmer ces communications.
TABLE DES MATIÈRES 381
Le Conseil tout entier aurait du I entendre, — La séance du 15 juillet au Corps législatif. — Lecture de la déclaration de guerre par M. Üllivier. — Discours de Thiers. — Il demande communication des dépêches qui ont amené la déclaration de guerre. — Réponse de M. OU mer. — Le cœur léger. — Effet de ce mot. — Suspension de la séance. — A la reprise, nouveau discours de M. Ollivier. —
Refus de communication de la dépêche d’Eins. - — Aucun détail sur les dépêches de Benedetti du 14 à 3 h. 45 et à minuit 30, ni sur la dépêche Le Sourd, ni sur le supplément de la Gazette de l’Allemagne du A ord. — Lecture incomplète de la dépêche du 14 juillet à 7 heures du soir — Nulle citation du rapport de Benedetti qui eût pu éclairer le débat. — Ce que Thiers aurait dit s’il eût connu ce rapport. — L’examen des pièces diplomatiques eût prouvé que la dépêche d'Ems était une dépêche falsifiée. — Le Corps législatif refuse la communication par 159 voix contre 84. — Faute déplorable de ce vote. — Le rapport de M. de Talhouët. — La Commission des crédits n'a pas connu toute la réalité des faits. — Le duc de Grainont a soutenu que la demande de garanties avait été faite dès le premier jour. — Les dépêches disent le contraire. — La dépêche d’Ems n’a été connue à la Commission des crédits que par les rapports des agents diplomatiques de Munich et de Berne. — Sur la question des alliances, le duc de Gramont a laissé croire à une entente avec l’Autriche et l’Italie. — Le rapport Talhouët n’est pas l’œuvre de M. üréolle. — Le duc de Gramont n’a contesté le rapport Talhouët que deux ans après la guerre. — Le marquis de Talhouët a maintenu ses déclarations. — Demande de la communication intégrale de la dépêche d’Ems par Gambetta. — Refus de Gramont et de M. 01 1 i— vier. — Le Corps législatif vote la guerre sans être éclairé. — Protestation du baron Zorn de Bulaeh. — Pourquoi le duc de Gramont n’a pas communiqué les dépêches. — Le Cabinet avait mal commencé et mal fini. — Insuffisance du duc de Gramont comme ministre des
Affaires étrangères. — Supériorité et audace de Bismarck. — Faiblesse du président du Conseil. — Aveux de M. Mège. — Ignorance des faits par le Cabinet. — Regrets du marquis de Talhouët.
— M. Emile Ollivier et Prométhée enchaînée. — Le supplice de
la F’ rance . . 166