CHAPITRE VI
I, ES A L L I A Si C E S E V 18 7 0
La réponse sibylline de Gramont à la Commission des crédits au sujet des alliances. — Refus d’explications précises devant la Commission
d’enquête. — Réserve majestueuse dans le livre la France et la Prusse avant la guerre. — L’Italie et l’Autriche avaient-elles réellement promis leur concours? — Examen de cette question. — Résumé de la question romaine de 1845 à 1864. — L’objet de la politique napoléonienne. — L’affaire de Montana. — Pourparlers avec l’Autriche et l'Italie en 1868 et 1869. — Pourquoi ils n’aboutissent pas?
— Lettres de François-Joseph et de Victor-Emmanuel. — Ajournement de la Triple Alliance. — Voyage du général Lebrun en juin 1869 à Vienne. — Entrevue avec l’archiduc Albert et François-Joseph. — L Autriche ne peut promettre son concours effectif que six semaines après la déclaration de guerre. — Observations du général Jarras. — Impossibilité de déclarer la guerre à la Prusse. — L armée italienne réduite à 190 000 hommes ne peut aider la France. — Nécessité d un long délai. — Aveux de Crispi. — Le peuple italien en partie défavorable à la France. — Antipathie de la presse italienne contre elle. — Ce que dit le général (ïovone. — Question de l’évacuation de Rome à la formation du Cabinet libéral. — Opposition de M. Ollivier. — Excitations du prince Napoléon contre Rome. — Vimercati offre de reprendre les pourparlers. — Vitzlhum suggère l’idée d’une médiation. — Illusions de Gramont. — Il croit le 17 juillet à I action prochaine des Italiens et des Autrichiens. — Il propose l’évacuation si Victor-Emmanuel s’engage à sauvegarder la frontière pontificale. — Il veut arrêter enfin les conditions de la Triple Alliance. — Vitzthum obtient à Vienne une promesse de neutralité. — Gramont demande l’envoi d’un corps autrichien en Bohême. — Refus de Beust. — Limitation des engagements de 1 Autriche. — Dans la mesure du possible.
— Le marquis de Cazaux et le comte de Beust. — Neutralité et non coopération. — A Florence même déclaration. — Victor-Emmanuel et Napoléon III. — Sella et Lauza opposés à toute action. — Aveux de Visconti-Venesta à sir Paget. — Circulaire de Beust le 20 juillet. — Question d un traité préalable de neutralité armée entre l’Autriche et 1 Italie. — Promesses vagues. — Observations de Govone. — Courses inutiles de M itzthum et de Vimercati. — Difficultés opposées par Beust a Gramont. Victor-Emmanuel et M. de Malaret. — Journées critiques des 25 et 26 juillet. — Déclaration officielle de neutralité par \ ictor-fimmanuel — La lour d Auvergne refuseaux Italiens l’occupation de Rome. — Le général Lebrun et le duc de Gramont. — Confiance inouïe du ministre des Affaires étrangères. — L Autriche ne veut pas s'engager pas plus que l’Italie. — La convention du 15 Septembre. — L abandon de Rome n’eût pas sauvé la France. — L’Italie et l’Autriche n’étaient pas prêtes. — La Russie menaçait l’Autriche. — Illusions du Cabinet des Tuileries sur les uns et les autres. — La dépêche du général Fleury en date du 29 août 1870.
TABLE DES MATIÈRES
— Confiance très limitée dans l’intervention du tsar. — La politique de Gortschakov. — La brochure Y Impasse politique. — Le tsar et Guillaume à Ems. — Le général de Manteuffel à Saint-Pétersbourg.
1 îomesse de reviser le traite de 1856. — Gortschakov et Fleury.
Leur entretien sur la politique en Orient. — Gages de conciliation demandés et non accordés. — Initiative du tsar après la demande de garanties. — Menaces de la Hussie contre le Danemark dont la France cherchait 1 alliance. — Le parti allemand excite le tsar contre la France. La Hussie, qui n était pas prête, ne pouvait prendre l’initiative d un Congrès. — L Angleterre avec lord Granville était peu sympathique à la politique impériale. — M. Emile Ollivier et Gladstone.
Attitude hautaine de Gramont devant les propositions conciliantes du Cabinet anglais. — Menaces contre la Prusse et ultimatum — Gladstone fait appel à Guillaume. — Plaintes et regrets de lord Lyons au sujet de la politique française. — On ne tient pas compte de ses a¥is- — L Angleterre croit à une action agressive de Ja France. — Erreur causée par la dépêche d'Ems. — Observations de Gladstone en septembre 1870. — Victot-Emmanuel fait de l’occupation de Home une nécessité inéluctable. — Gramont promet l’évacuation le 5 août si l’Italie maintient la convention de Septembre. — Intrigues contre la Papauté par les protestants de Vienne et les libres penseurs de Florence et de Paris. — Conseil de Heust à la Tour d’Auvergne. — Napoléon veut des actes. — Conduite impolitique à l’égard de la Hussie. — La Prusse et l’Autriche. — Promesses secrètes de la Prusse. — Erreurs et illusions de Gramont. — Vitzthum l’accuse d’avoir perdu la tète. — La dernière chance d’entente. — Pourparlers de Vitzthum, Vimercati, Arcse et Türr. — Jugement de .Uassimo d Azeglio. — Négociations entre Vimercati, Gramont et Napoléon III. — Vimercati à Metz le 1er août. — Discussion du traité ébauché le 16 juillet. — Ce que demande Napoléon III : une action immédiate. — Les revers du 4 août arrêtent les pourparlers. — Entrevue de l'impératrice avec Julia Klaezko. — Désaveu de Beust. — Dépêche de la Tour d’Auvergne le 5 août 1870 à Gramont. — Arese et les désastres de Wœrth et Forbach. — Craintes pour l’Italie. — Napoléon invoque l’amitié de Victor-Emmanuel et Gramont un appui immédiat. — Démarches des républicains italiens. Action auprès de Bismarck contre Victor-Emmanuel et contre la France. — Promesses calculées du chancelier. — Victor-Emmanuel se félicite d’avoir échappé à une alliance compromettante. — Il appelle \l œrth « une débandade » . — Négociations de Minghetti avec Granville. — Elles aboutissent à la Ligue des neutres. — L’Autriche affirme sa neutralité. — Dernière tentative de Napoléon III. — Envoi du prince Napoléon à Florence. — Echec de cette mission. — Le prince doit quitter Florence le jour même de Sedan. — Le Cabinet italien
avise l'Europe que la convention de Septembre rend précaire l’ordre dans la péninsule. — Nécessité de résoudre la question romaine. — Démission du général (iovone. — — Attitude réservée de l’Europe. - — Les alliances espérées n’étaient que des promesses vagues. — Erreurs et illusions des Tuileries et du Cabinet Ollivier .