‹ La Guerre de Course Dans le Passé Dans le Présent et Dans l’AvenirChapitre 15 sur 27 · SR T: RE · texte numérisé non relu

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plus grand journal anglais de l’époque en appréciait successivement toutes les clauses, puis il concluait: « Nous avons réservé pour la fin de nos observations la Déclaration qui occupe dans les documents publiés par le congrès la première place et qui est peut-être la plus impor tante : c’est celle qui déclare que la course est abolie.

« Il était grand temps que cette piraterie autorisée, ce droit de guerre des particuliers en pleine mer, ce fléau du commerce, cette violation de la morale privée et de l’honneur public fussent condamnés par l’arrêt unanime des grandes puissances maritimes. La continuation de cette pratique a été trop longtemps une tache pour l'humanité, pour la civilisation, pour notre siècle, et formait un contraste frappant avec l’adoucissement apporté dans la guerre sur terre.

» Que dirait-on d’un potentat européen qui accorderait

à ses sujets non militaires la permission d'attaquer et

de piller pour leur propre compte les villes et les villages, les fermes et les habitations des sujets de l'État avec lequelil serait en guerre ? Et cependant transportons un spectacle pareil de la terre ferme sur les mers, et nous aurons exactement le tableau de ce qui s’est fait jusqu'ici au moyen de la course, pratique condamnée unanimement par les plus grandes autorités du droit des gens (1). »

Quelques jours après, lord Clarendon proclamait à la Chambre des lords : « Nous avons obtenu de la France en matière de lettres de marque la consécration d'un

principe qui sera très avantageux pour une nation com-

(1) Daily News, 30 avril 1856.

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